Alexander Schubert

plays Sinebag

(Ahornfelder / Import)

 date de sortie

15/03/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Future Jazz / Improvisation / Electroacoustique

 appréciation

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10 extraits (MP3)

 tags

Ahornfelder / Alexander Schubert / Ambient / Electroacoustique / Future Jazz / Improvisation / Sinebag

 liens

Sinebag
Ahornfelder
Alexander Schubert

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Alexander Schubert est un artiste allemand, compositeur, improvisateur, auteur de plusieurs installations, mais aussi le fondateur du label Ahornfelder dont nous parlons ici assez régulièrement. Il joue au sein de divers projets dont Ember, quatuor d’improvisation, et nous avions déjà évoqué son travail sous le nom de Sinebag avec l’album Près de la lisière publié en 2005.
On s’étonnera de voir l’Allemand opter pour son véritable nom (cela semble être la première fois), et surtout intituler son album ainsi, faisant mention de son autre (précédent ?) projet. L’artiste explique que cette nouvelle production est hybride, croisant l’approche pop de Sinebag (field recordings et mélodies de guitare acoustique) et son travail d’improvisateur.

On retrouve assez facilement le style de Sinebag sur Semaphores qui ouvre l’album avec ses petits piaillements d’oiseaux et sa guitare acoustique affublée de quelques fractures réalisées au laptop. Mais on trouve aussi une multitude d’instruments acoustiques extraits de sessions lives, improvisations de percussions et cuivres, mais aussi de synthé analogique, frétillant, piaillant, crissant. Des expérimentations qui se révèlent ici plutôt ludiques, délivrant une certaine douceur, entre nonchalance et virevoltes sonores.
Avec ses 13mn, A Few Plateaus est l’un des deux gros morceaux du disque avec Wake-Up, Fly Ray qui conclue l’album. On s’éloigne ici de Sinebag avec un style très free, des improvisations qui tendent vers le jazz, un aspect chaotique, concassé, mené par un duo batterie-piano exubérant. On appréciera l’utilisation qui est faite de l’électronique avec des machines qui rivalisent merveilleusement bien avec l’acoustique. Les enregistrements lives ayant été par la suite largement triturés en studio, il nous est difficile d’apprécier la part d’improvisation effectuée aux machines, mais le résultat est là, plutôt original et parfaitement maîtrisé.

Wake-Up, Fly Ray reprend le même principe mais dans un style plus structuré. Si Jonathan Shapiro et Sven Kacirek se démènent aux percussions, ils parviennent à donner à la fois une sensation de fourmillement et de tempo maîtrisé et directeur. Ils sont aidés en cela par une guitare répétitive, calée, permettant alors tous les délires possibles aux machines : fractures, syncopes et laptops vrillés s’en donnent à cœur joie. Le genre de musique que l’on adorerait voir jouée en concert.
Entre ces deux longues pièces, l’album est parsemé de petits morceaux et interludes, 1-2mn qui gardent leur teinte improvisée mais en laissant une large place aux silences. Une sorte d’ambient concrète avec quelques notes de guitares, des field recordings pour une ambiance nocturne (Vowels), le tintement d’une cloche et de petits crépitements et bruitages électroniques.

Alexander Schubert garde ici une certaine poésie que l’on trouvait déjà sur Près de la lisière, mais il y ajoute une vie grouillante, fourmillante, du plus bel effet.

Fabrice ALLARD
le 15/08/2011

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