Kenneth Kirschner

Twenty Ten

(12k / Metamkine)

 date de sortie

21/06/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica

 appréciation

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4 extraits en streaming

 tags

12k / Ambient / Electronica / Kenneth Kirschner

 liens

Kenneth Kirschner
12k

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Après le double CD Filaments & Voids paru fin 2008, c’est un triple album que livre Kenneth Kirschner. Compte tenu de ses précédents travaux, c’est sans réel entrain qu’on se lance dans l’écoute de ces presque trois heures de musique, dans un format (3 CD, 500 exemplaires seulement) que seuls des labels comme 12k peuvent se permettre.

Écrits il y a tout juste quelques mois (les titres des morceaux indiquent, comme à l’accoutumée, la date où a commencé leur enregistrement), les cinq pièces qui composent cet album voient à nouveau l’États-unien convoquer diverses sources sonores pour confectionner ses réalisations. Ainsi January 4, 2011 utilise-t-il xylophones et métallophones dans une cascade de petites notes assez probante, November 7, 2010 et September 25, 2010 des éléments plus discrets dans une perspective ambient-expérimentale (notes éparses de piano et cordes) et January 18, 2011 deux pistes distinctes de piano avec force cut-ups et traitements, fragmentant ainsi l’écoute.

Une fois ces éléments mis en place, Kirschner met à profit les dizaines de minutes de chaque morceau (entre deux et cinq, suivant les disques) pour en explorer toutes les possibilités, quitte à parfois donner l’impression de les laisser tourner tous seuls, sans véritablement se préoccuper d’une quelconque durée ou cohérence. Par exemple, on se demande ce qui justifie la fin d’un morceau à tel moment plutôt que six minutes avant ou six minutes après. En outre, on peut également éprouver une forme de fatigue à devoir tendre l’oreille pendant plusieurs minutes d’affilée pour tenter de percevoir une présence musicale ou à « subir » les effets de la fragmentation précédemment évoquée. Ces sentiments naissant sur la totalité des titres (aussi bien ceux instrumentés que ceux plus dépouillés et ambient), on en vient à se dire qu’ils sont consubstantiels à la manière de travailler de Kenneth Kirschner. Aussi, ce n’est pas demain qu’ils nous quitteront.

François Bousquet
le 31/08/2011

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