Emanuele Errante

Time Elapsing Handheld

(Karaoke Kalk / La Baleine)

 date de sortie

18/03/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Emanuele Errante / Karaoke Kalk / Minimal / Simon Scott

 liens

Simon Scott
Emanuele Errante
Karaoke Kalk

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Il y a quelques jours, on évoquait son travail aux côtés de Dakota Suite et en début d’année on le trouvait au sein du duo Herion. Riche actualité pour Emanuele Errante qui sortait dans la foulée son troisième album solo chez les allemands de Karaoke Kalk, une structure connue et reconnue qui n’a pourtant jamais eu l’honneur de nos pages.
Le premier album solo de l’Italien fut publié en 2006 par Apegenine, une structure canadienne qui faisait suite au netlabel Camomille Music, plutôt gage de qualité. C’est ensuite chez Somnia (label apparemment éteint depuis) qu’est apparu Humus en 2008.

Cette arrivée chez Karaoke Kalk fait certainement suite à sa participation à The Night Just Keeps Coming In, une compilation de remixes de Dakota Suite. Et si l’on imaginait sa récente collaboration avec les anglais comme un travail de producteur, on réalise ici à quel point il était l’homme le plus à même de répondre aux attentes de Chris Hooson, avec une musique toute en douceur, une ambient envoûtante et toute en émotions.
On découvre l’Italien avec Leaving The Nowhere, composé de scintillements électroniques et de flottements. Une musique d’apparence abstraite mais qui subtilement, applique un tempo, une répétition qui se fait acrocheuse voire entêtante. Beaucoup plus électronique que ce à quoi on s’attendait, la musique d’Emanuele Errante invite tout de même assez régulièrement une guitare. Elle ne fait ici que mettre en exergue la mélodie suggérée par les machines, mais elle est au centre de Made To Give, composé avec Simon Scott dans un style nettement plus classique, tandis que son jeu fracturé sur Inner vient rompre la monotonie des nappes.

Emanuele Errante à l’art d’écrire des mélodies qui font mouche, de combiner les éléments qui fonctionnent ensemble comme par magie. Encore des boucles électroniques entêtantes, une sorte de mélodie de piano électrique, un chuintement provoqué par des frétillements rythmiques, ce sont à peu près les seuls éléments qui composent l’envoûtant Counterclockwise.
Car oui, il ne faut pas grand chose à l’Italien pour composer une superbe musique. Une idée simple, des sons parfaitement choisis et qui se répondent sufffisent à réussir un Dorian’s Mirror d’une pure ambient, tout en évocation, en douceur et en mystère, mais aussi tout en répétition afin de créer un univers finalement familier, rassurant, bienveillant. Certains parleront peut-être de facilité, à la rigueur on reconnaitra que Memoirs est un peu moins inspiré avec ses croisements de guitare et piano ou que les nappes de Later, Earlier manquent un peu de corps.

Toujours est-il que Time Elapsing Handheld est une très belle surprise, le genre de disque qui vous accompagne longtemps et qui vous donne envie de revenir sur les précédentes productions de l’artiste.

Fabrice ALLARD
le 17/08/2011

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