The Seven Mile Journey

Notes for the Synthesis

(Fluttery Records / Import)

 date de sortie

12/03/2011

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 écouter

6 titres complets (Flash / Bandcamp)

 tags

Fluttery Records / Post-Rock / The Seven Mile Journey

 liens

Fluttery Records
The Seven Mile Journey

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On découvrait le label Fluttery Records il y a quelques mois avec le très bel album de Diamond Gloss. On s’est depuis rendu compte à quel point cette structure est ancrée dans le genre post-rock, avec des artistes tels que Ana Never ou Freedom Voyagers, certains mettant en avant la dimension rock de cette musique, et un style qui semble parfois se parodier. Difficile de faire la part des choses, on a tendance à zapper, et puis on tombe sur The Seven Mile Journey qui retient un peu plus notre attention.
Étrangement le nom du groupe nous dit quelque chose. Avec leur 10 ans d’activité, nous n’avons pas affaire ici à des petits nouveaux et si nous n’en avons jamais parlé sur ces pages, il est fort possible que nous ayons déjà écouté quelques titres.

On va donc se rattraper ici avec leur troisième album, après deux productions chez Fono’gram Agency, une structure danoise. Les informations concernant ce groupe sont assez rares : quatuor et danemark sont les deux mots-clés, le reste c’est leur musique qui le dit : guitares, batterie, piano, violoncelle peut-être. _ Après avoir écouté quelques disques franchement rock provenant de Fluttery Records, c’est une lente mélodie de piano qui aura retenu notre attention ici en introduction de Departures, accompagnée de cordes et d’une guitare plaintive pour une ambiance plutôt mélancolique. Et puis on enchaine avec The Alter Ego Autopsies, une pièce de 20mn, riche en émotions, qui nous décidera à parler de ce disque. Le groupe pose les bases, croisement de piano et guitare à l’e-bow, un ton grave pour une ambiance cinématographique et inquiétante. L’impression qu’un événement inéluctable va se produire, sentiment encore renforcé quand la batterie prend sa place, entre martèlement et roulements mécaniques. Certes, on n’échappe pas aux montées en puissance, mais le groupe évite tout systématisme. Au contraire, au fil des 20mn les renouvellements nous apparaissent naturels, quitte à opter pour une cassure et partir dans une autre direction, revenir au piano qui avait été abandonné en chemin et repartir de plus belle dans une mélodie qui nous rappelle vaguement la B.O. de Requiem for a Dream.

Il est vrai qu’après ce morceau, la suite nous apparait un peu plus classique, mais tombé sous le charme de ces ambiances en clair obscur, on se laisse porter. D’ailleurs le groupe fait tout pour envouter, jouant de boucles et répétition jusqu’à hypnotiser sur Simplicity Has a Paradox, mais petit à petit la magie s’étiole. The Engram Dichotomy se distingue par son ambiance lugubre, mais le jeu de percussions, entre roulements de tambour et froissements de cymbales, se fait prévisible et au bout d’une heure de musique, The Etiology Diaries sonne comme le morceau de trop alors que Transits, avec son ambiance d’interlude, façon post-rock ambient à base de nappes de guitare et mélodie de piano aurait été parfait pour conclure.

Si nous avons décidé d’en parler, c’est que l’on a été séduit, que le groupe parvient à retenir l’attention avec un genre qui ne se renouvelle plus depuis belle lurette. The Seven Mile Journey ne réinvente pas la roue mais fait preuve d’une belle maîtrise de son sujet avec un disque fort plaisant.

Fabrice ALLARD
le 25/08/2011

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