Ian Holloway

Passing Through Occasionally

(Phonospheric / Internet)

 date de sortie

02/03/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Expérimental

 appréciation

 écouter

1 extrait (Flash / Soundcloud)

 tags

Ambient / Drone / Expérimental / Ian Holloway / Phonospheric

 liens

Ian Holloway
Phonospheric

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Ian Holloway est un artiste gallois, par ailleurs fondateur du label Quiet World. Comme le nom le suggère, cette structure initialement créée pour sortir ses propres productions, est dédiée à des musiques plutôt calmes, ambient, mêlant drones et field recordings. Le trouver aujourd’hui chez Phonospheric est donc tout à fait logique. En effet, ce micro-label fondé par Adrian Shenton, également gallois, se consacre à des univers proches.
Adrian Shenton ayant sorti son premier album sur Quiet World en 2008, c’est en toute logique que Ian Holloway est aujourd’hui invité sur Phonospheric. Passing Through Occasionally est la troisième production du label, au format CD-R et en édition très limitée.

Ian Holloway nous propose ici une pièce unique de 37mn, une longue plongée dans un univers sombre et mystérieux. À l’image d’Adrian Shenton qui décrit son label en expliquant que la bonne musique demande du temps, cet album demande à ce que l’auditeur s’y consacre pleinement et s’y perde. S’y perde "géographiquement", comme dans un labyrinthe qui ressemble plus ici à un palais des glaces (on peut faire un parallèle entre les réverbérations sonores et les réflexions lumineuses), mais y perde aussi la notion du temps.

Le son est flou, ressemble à un abstrait magma de nappes et de drones, tantôt en accord, tantôt complètement déphasés, plus proche alors d’une pièce de musique contemporaine. Les tonalités sont graves, et alors que la pochette suggère les airs, c’est plutôt sous l’eau que l’on a l’impression d’être projeté. Drones et bruissements traités, souffles et nappes feutrées, le ton est étouffant, puis quelques notes de guitare font leur apparition, une lente mélodie, lointaine, comme surgi du passé et qui finira par se diluer.
Ce n’est qu’au bout d’une petite trentaine de minutes que l’on aborde un certain apaisement. Les petits bruitages fourmillants se calment et c’est une ambiance de cathédrale qui prend le relai, grandes orgues et une douce mélodie, ample, belle et rassurante de conclure.

Un très bel album, pour auditeurs patients, et un label que l’on va continuer de découvrir très prochainement...

Fabrice ALLARD
le 27/08/2011

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