Adrian Shenton

Slowtime

(Phonospheric / Internet)

 date de sortie

02/03/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Field Recordings

 appréciation

 écouter

2 titres complets (Soundcloud)

 tags

Adrian Shenton / Ambient / Drone / Field Recordings / Phonospheric

 liens

Phonospheric
Adrian Shenton

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Après Ian Holloway la semaine dernière, voici donc l’album d’Adrian Shenton, le responsable du micro label gallois Phonospheric. Slowtime est son troisième album après The Measuring Of Moments (Quiet World, 2008) et Houseworks, première sortie du label en 2009. Au programme, ambient, drones, nappes et field recordings, soient les éléments qui sont l’essence même de Phonospheric.

Contrairement à Ian Holloway qui proposait une seule piste de près de 40mn, Adrian Shenton nous propose 6 pistes de 6 à 7 minutes en moyenne, travaillant à chaque fois sur des sonorités différentes. Le point de départ reste globalement toujours le même : des notes qui se tiennent tout en longueur, entre nappes et drones, et subissant diverses oscillations ou effets de flux et reflux. Ces éléments tendent à se répéter afin de jouer sur des effets d’hypnotisme et de contemplation, sans forcément se laisser aller à la joliesse. Abstraction ou la berceuse minimale Slowtime utilisent des sonorités proches du grincement, métalliques, a priori difficiles, mais qui par leur instabilité révèlent en fait toute la fragilité de la musique du Gallois.

Ces notes qui arrivent par vagues, ces longues sonorités proches de l’orgue (Reverie) composent une musique apaisante, qui respire. Parfois au second plan ce sont d’autres composants qui apparaissent, petits bruitages précis, subtiles, des ébauches mélodiques directement issues d’un laptop.
Par ailleurs ce sont des nappes synthétiques et statiques qui sévissent sur Stand Still. Le temps s’arrête alors et les field recordings prennent le relai. Ce sont alors des écoulements d’eau, rivières et chants de cigales qui donnent le mouvement tandis que quelques notes de piano forment une mélodie hésitante. L’album s’achève avec Rivery sur lequel l’artiste utilise des sonorités plus graves. Une nappe nasillarde, plus proche du drone, cotonneuse, nous berce au bord d’une rivière, se mêle au clapotis de l’eau pendant que les rayons du soleil scintillent pour un final lumineux.

Un trio gagnant nappes/drones/field recordings pour une ambient bucolique et hors du temps.

Fabrice ALLARD
le 04/09/2011

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