Strøm / Artur Vidal + Lisa Dillan

 date du concert

04/09/2011

 salle

KOBE,
Ivry-sur-Seine

 tags

Artur Vidal / KOBE / Lisa Dillan / Strøm / Trashvortex

 liens

Strøm
Artur Vidal
Lisa Dillan
Trashvortex

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Active depuis 2010 et dédiée « à la musique expérimentale, musique improvisée ou toute autre forme de musique « libre » », la structure Trashvortex n’avait pas encore été évoquée ici, nonobstant sa programmation régulière et de qualité, proche de ce que peuvent proposer les Instants Chavirés ou, à Genève, la cave12. À l’occasion d’une petite tournée en France de Strøm, duo suisse dont l’album paru en 2009 sur Domizil avait été salué sur ces pages, on prit donc langue avec Trashvortex et sa salle fétiche d’Ivry-sur-Seine : KOBE. Entre appartement d’artiste et squat décomplexé, le lieu se compose d’une petite entrée et d’une salle d’une trentaine de mètres carrés, à même d’accueillir un public attentif et soucieux d’apprécier dans de bonnes conditions des concerts flirtant souvent avec un minimalisme certain.

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Artur Vidal + Lisa Dillan

Preuve en fut avec le duo hispano-norvégien qui ouvrit la soirée : au saxophone, Artur Vidal alternait crachotements et petits sons tandis que Lisa Dillan poussait onomatopées et petits cris dans un micro. Ayant parfois recours à quelques notes tenues, l’Espagnol put aussi taper divers objets (CD, baguette en fer) sur un tabouret pour introduire une dimension percussive qui fut également recherchée par la Norvégienne lorsqu’elle joua à même le sol avec des bols et petits pots en inox. Moins rêches, d’autres passages la virent se saisir d’un verre et en parcourir le tour d’un doigt humidifié, ou souffler dans un harmonica. Le duo trouvait assurément son harmonie mais, sur la durée, on regretta néanmoins la reproduction d’un schéma trop similaire et déplora la longueur d’un set qui approcha les cinquante minutes.

Après une courte pause, les Suisses de Strøm s’assirent derrière leurs machines et lancèrent mini-larsens et souffles, installèrent triturations et saturations pour constituer une texture tout à fait typique de cette forme d’expérimentation improvisée. Plus bruitiste, leur second morceau les fit se mettre debout alors que Christian Müller avait mis dans sa bouche un appareil relié à son dispositif électronique et que Gaudenz Badrutt tapait frénétiquement les touches de sa machine connectée à son laptop. Des distorsions plus appuyées, un drone plus maximal et des bruitages plus marqués composèrent donc cette seconde pièce. Ainsi, en une grosse vingtaine de minutes et deux titres, les compères parvinrent à nous présenter une très bonne synthèse des possibilités expérimentales électroniques.

François Bousquet
le 05/09/2011

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