Unison / La Chatte / Cercueil / GHXST

 date du concert

10/09/2011

 salle

Flèche d’Or,
Paris

 tags

Cercueil / Flèche d’Or / La Chatte / Unison

 liens

Flèche d’Or
La Chatte
Unison
Cercueil

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Depuis juin, Unison est en concert une fois par mois, ou presque. L’International en juin mais avec un forfait technique, un rattrapage à l’International en juillet, le Nouveau Casino en aout, et donc la Flèche d’Or ce soir à l’occasion de la sortie de leur premier album. C’est une grosse soirée qui nous attendais avec 4 groupes dont les amis de La Chatte, la surprise Cercueil, et les inconnus de GHXST.

On commencera justement avec les petits jeunes de GHXST (prononcer "ghost") qui ouvraient le bal. Nous serons assez bref dans la mesure où ce n’est pas forcément le genre de musique qui nous intéresse sur ces pages. On a d’abord un peu l’impression de remonter dans le temps avec ce trio fortement looké goth. Guitares en avant, rythmique quasi martiale, et un chant que l’on trouvera très classique sur scène, au point de ne pas trouver la moindre originalité à ce projet. Ce n’est que plus tard, en allant écouter quelques titres sur leur site que l’on appréciera les quelques subtilités du traitement des voix : légèrement brouillées, grésillantes, le groupe se révèle en fait pas si éloigné de la scène witch house à laquelle Unison est souvent affilié.
Apparemment sortis de nul part, GHXST formait en réalité une première partie tout à fait cohérente, mais bien loin de nous convaincre sur scène.

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Cercueil

À 21h30 Cercueil prend le relai. Nous n’en avons jamais parlé, certainement à cause d’un vieil EP sans titre de 2006 qui ne nous avait pas convaincu, et qui sonnait d’ailleurs trop rock pour EtherREAL. Mais nous étions curieux de les voir en concert, surtout après avoir constaté la sortie de leur deuxième album, Shoo Straight Shout en 2009 chez Optical Sound.
Pour le coup ce fut une excellente surprise. Cercueil est un trio lillois mené par Nicos (guitare, basse), Olivier (batterie) et Pénélope (chant, clavier). On sera d’abord gêné par le son qui nous apparaitra brouillé (brouillon ?), noyé, aux tendance bruitistes, mais duquel ressortent les éléments clés : une rythmique puissante, une batterie martelée qui tient l’ensemble, des mélodies et arpèges électroniques qui apportent un peu d’air en jouant sur la légèreté, et le chant bien sûr, puissant, affirmé, d’une voix grave, profonde qui n’est pas sans rappeler Siouxie Sioux. L’ensemble forme une électro-pop noisy légèrement teintée cold wave, du plus bel effet, et même plutôt dansante avec quelques tubes comme After Dark.
Il va falloir que l’on réécoute ce premier EP qui nous avait déçu il y a 5 ans...

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Mélanie (Unison)

22h30, on passe à Unison. Pour le coup, on commence à bien les connaitre puisque c’est la troisième fois qu’on les voit en concert depuis le début de l’année. Cela dit, une petite surprise nous attendait puisque le duo était rejoint pour l’occasion par Christian Bagnalasta, plus connu pour son projet Stuntman5 qui nous avait enchanté il y a quelques années. Il est ici en charge du laptop, et parfois de la guitare en complément de Julien.
Sur le fond, pas de gros changements bien sûr. Le groupe débute très fort avec les pièces les plus rythmées, un son parfois lourd que la voix de Mélanie, douce et feutrée, vient contrebalancer. Et puis petit à petit la tension diminue, la mélancolie prend le dessus sur quelques titres que l’on verrait bien jouer dans une église, voix haut perchée, il ne manquait alors que les briquets flottants dans la salle.
Les textes auxquels nous n’avons jamais vraiment prêté attention s’effacent même complètement sur Intimacy, hanté par des chœurs et vocalises. On se dit alors que le groupe s’est adapté à cette "release party" et présente globalement une version plus lisse de leur musique, certainement plus proche de l’album, à l’image de Brothers & Sisters que l’on trouvait déjà bien plus posé. Un concert que l’on qualifiera de conforme à nos attentes, un plaisir toujours renouvelé, et de l’émotion alors que Mélanie remercie tout le monde en fin de set.

On termine donc avec La Chatte, projet complètement barré mené par la styliste Vava Dudu, avec lequel on prend rendez-vous une fois par an. On remarquera que le public encore peu nombreux lors du concert de GHXST a finalement fait le déplacement jusqu’à la Flèche d’Or et c’est une foule fort réceptive qui nous entoure pendant le concert des félins. En réalité on a tendance à ne voir que Vava Dudu, la chanteuse charismatique et masquée. On devine tout juste ses yeux derrière un masque que l’on situera entre une tête de chat et un casque de football américain.
La musique est ultra efficace, taillée pour la danse avec boite à rythme et mélodies synthétiques. L’originalité de La Chatte tient avant tout au chant, entre cris, élucubrations vocales, piaillements, et des textes légers, complètement décalés, répétant par exemple à l’infini "Pourquoi tu veux pas que je porte / des chaussures pas pareilles ?"... Il en découle une ambiance festive, légère, soit une parfaite conclusion à cette excellente soirée.

Fabrice ALLARD
le 18/09/2011

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