Plaster

Zyprex 500

(Kvitnu / Internet)

 date de sortie

29/03/2011

 genre

Electronique

 style

Electronica / IDM

 appréciation

 écouter

6 titres complets (Flash)

 tags

Electronica / IDM / Kvitnu / Plaster

 liens

Kvitnu
Plaster

 autres disques récents
Dakota Suite & Quentin Sirjacq
There Is Calm To Be Done
(Karaoke Kalk)
My Tiger Side
1
(Autoproduit)
Dryft
The Blur Vent
(n5MD)
Sawako
Nu.it
(Baskaru)

Finalement très sympathique cette série de sorties numériques chez Kvitnu. En marge des artistes déjà en place sur le label ukrainien, c’est l’occasion pour eux de lancer de nouveaux venus et pour nous de faire des découvertes. Aussi cette fois c’est un duo italien qui nous est présenté avec ce mini-album de haute volée.

Mis à part Zavoloka, seule femme du label, Kvitnu possède un son plutôt dur et expérimental, à l’image des productions de Kotra, son responsable. La venue de Plaster, présentés comme un projet plutôt dark ne nous surprend donc pas tellement. On retrouve ainsi une forte dominante electronica-indus, aux rythmiques acérées, cassantes, aux basses tour à tour ronronnantes et crissantes. Mais notre premier contact avec Plaster se révèle surprenant, puisque passé quelques nappes d’introductions dignes d’un film d’angoisse, Xenos est parcouru par des mélodies de saxophone. Le mélange est original, voire osé, mais joliment maitrisé, formant une electronica suave et humanisée.
Les deux italiens ont pris pour thème la rivalité homme-machine, ces dernières ayant tendance à régir nos vies, et ils la traduisent ici en jouant sur ce mélange électronique / acoustique, ou en samplant saxophone et flûtes dans l’optique de les confier aux machines sur un magnifique Metrexes, riche en émotions.

Pour le saxophone, le duo italien a fait appel à Ivo Papadopolus pour qui ils ont produit un remix de fort belle facture (Kabul) avec des cuivres qui paraissent parfois improvisés, mais qui sont cadrés par les rythmiques et pulsations de basses.
Le disque change légèrement de ton sur la dernière piste au titre abscons de Program Q_nex. La conclusion de cet affrontement entre hommes et machines est extrêmement sombre, illustré par des basses sourdes et souffles industriels tandis qu’un personnage explique avoir perdu le contrôle des machines.

Certes, le sujet et son traitement sont assez basiques, mais ils sont aussi accessoires. On aura tendance à en faire abstraction et à simplement apprécier un mini album d’excellente facture. On espère qu’un album physique sera prochainement d’actualité chez Kvitnu.

Fabrice Allard
le 29/09/2011

À lire également

Dunaewsky69
Endless
(Kvitnu)
Zavoloka
Viter
(Kvitnu)
Vitor Joaquim
Filament
(Kvitnu)
Plaster
Platforms
(Kvitnu)