FareWell Poetry

 date du concert

30/09/2011

 salle

Eglise Saint-Merry,
Paris

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Eglise Saint-Merry / FareWell Poetry / Frédéric D. Oberland

 liens

Frédéric D. Oberland
FareWell Poetry

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À l’occasion de la sortie, la même semaine, du premier album de FareWell Poetry (dont il sera prochainement rendu compte sur ces pages), le groupe se produisait à l’Église Saint-Merry, située entre le Centre Pompidou et la rue de Rivoli. Bien qu’ayant déjà vu la formation à deux reprises sur scène (à Glaz’art et à la Java, les deux fois en 2009), nous ne l’avions pas encore évoqué ici, préférant attendre de l’apprécier dans un cadre plus approprié à l’ampleur de ses propositions. Précisément, une église semblait parfaitement idoine et le public ne s’y était pas trompé, venant en masse, dépassant apparemment les prévisions des organisateurs qui rajoutèrent à la hâte quelques rangs de chaises supplémentaires. L’entrée des spectateurs ayant été retardée, ce n’est que vers 21h30 que FareWell Poetry s’installa dans le chœur de l’édifice gothique, tout juste éclairé par des bougies et de rares projecteurs.

L’affiche (ainsi que le programme de salle, judicieusement distribué à l’entrée) précisait que le groupe serait, ce soir, accompagné d’amis. De fait, ils ne manquèrent pas puisque quinze personnes rejoignirent, au gré des morceaux, les six membres initiaux. Si d’aucuns restèrent plus longtemps sur scène (David Neerman au vibraphone), d’autres n’intervinrent que plus sporadiquement (les six jeunes femmes dévolues aux chœurs) mais jamais le ballet des allées et venues ne parut troubler l’agencement du concert. Mené par Frédéric D. Oberland, FareWell Poetry livra six longs morceaux, séparés par un entracte, et permettant de se plonger sans difficulté dans les circonvolutions de leurs compositions.

À ce titre, une petite réserve néanmoins avec cette impression que le schéma de chaque titre est relativement identique : spoken word de Jayne Amara Ross au début (la jeune poétesse ayant ses textes à disposition sur un pupitre devant elle), montée en puissance des instruments dans le même temps avant d’arriver à un passage franchement post-rock et uniquement instrumental (marqué par les frappes de batterie de Stanislas Grimbert et la présence de la basse à six cordes de Stéphane Pigneul), retour au calme sur la fin du morceau. Fort heureusement, la variété des instruments invités (cordes, clarinette, « chimères électroniques » de Bérangère Maximin) put en partie dissiper ce sentiment, de même que la diffusion, sur la moitié des titres, de vidéos également réalisées par Jayne Amara Ross (on sait l’importance qu’a cette dimension visuelle pour FareWell Poetry).

François Bousquet
le 02/10/2011

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