Angélica Castelló

Bestiario

(Mosz / La Baleine)

 date de sortie

00/03/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Musique Concrète

 appréciation

 écouter

Lima (extrait MP3)

 tags

Ambient / Angélica Castelló / Expérimental / Mosz / Musique Concrète

 liens

Mosz
Angélica Castelló

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Angélica Castelló est originaire de Mexico où elle a débuté ses études de musique qu’elle a poursuivi à Montréal, Amsterdam et au Institut für Elektroakustische und Computer Musik de Vienne où elle vit depuis 1999. Aujourd’hui son activité va de l’enseignement à la composition, que ce soit pour elle, pour la danse ou le théâtre, en solo ou dans un nombre impressionnant de formations (Cilantro, Frufru, Los Autodisparadores, Low Frequency Orchestra), embrassant les styles les plus variés.

On découvre ici le travail d’Angélica Castelló qui, ayant croisé le chemin de nombreux artistes dont Martin Siewert (responsable ici du mastering) et dieb13, signe assez logiquement son tout premier album sur la structure viennoise Mosz. Bestiario est un disque globalement très expérimental, qu’elle décrit elle-même comme "abstrait mais inspiré par des personnes et des histoires très concrètes". Une grand-mère qu’elle n’a jamais connu (Ksenia), Jean de La Fontaine par deux fois, ou encore Louise Bourgeois.
Sur la forme, la musique d’Angélica Castelló se rapproche de la musique concrète, intégrant de multiples bruitages qui font ici l’objet de collages et croisant divers instruments acoustiques, allant du piano mélodique mais hésitant aux improvisations de cuivres sur La Fontaine 2. Parfois on ne sait plus trop si ce que l’on entend est le fruit de machines ou de classiques field recordings : des souffles grésillants nous font penser à des chants d’insectes sur Krikaya, presque bruitistes alors qu’un empilement de cordes crée de douces nappes, pluie et orage servent de conclusion sur Lima alors que dans un poste radio on entend une interview en français sur "les milieux artistiques".

Si sur la forme, la musique de la mexicaine se rapproche de la musique contemporaine, sa lenteur, voire sa douceur, tend à la rapprocher de l’ambient et en faciliter l’approche. La Fontaine 1 en est un excellent exemple avec son jeu de souffles atones, ses drones répétitifs, ses bruitages jouant le rôle de percussions tribales, l’ensemble étant finalement très imagé. Douceur également sur Ksenia malgré une ambiance anxiogène (textures sourdes, frottements, crépitements et craquements) qui se lève petit à petit avec quelques vocalises puis un très beau chant traditionnel repris en chœur.
Moins bestiaire que son titre ne le suggère, Bestiario s’achève toutefois avec Tombeau sur une alternance de vols d’insectes, quelques notes de harpe qui esquissent une mélodie, un tintement de cloches au loin et un chuintement brutal et puissant qui clos le voyage.

Un premier album d’une ambient concrète et contemporaine, le genre d’artiste que l’on verrait bien sur scène lors d’une prochaine édition de Présences Électronique.

Fabrice ALLARD
le 22/10/2011

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