Berg Sans Nipple / Three Trapped Tigers

 date du concert

27/10/2011

 salle

Petit Bain,
Paris

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Berg Sans Nipple / Petit Bain

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Berg Sans Nipple
Petit Bain

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Orpheline de lieu depuis son départ de la Guinguette Pirate en 2006, l’association du même nom a choisi de s’en créer un : Petit Bain. Sorte de péniche améliorée située juste en aval de la jonque chinoise et accolée à la piscine Joséphine Baker, Petit Bain associe astucieusement restaurants (à l’intérieur et sur le pont supérieur) et salle de concert. Précisément, celle-ci impressionne par rapport à celle de la Guinguette Pirate puisqu’on se trouve en présence d’un bel espace et véritablement en situation de concert : scène surélevée, petite fosse en contrebas, ouverture de huit mètres au-dessus de l’estrade, jauge de 450 places, light show conséquent, poufs en osier le long des murs latéraux… Artistiquement, la programmation se veut assez variée (indie-rock, pop, soul, musiques du monde) et, par conséquent, occasionnellement seulement en phase avec la ligne éditoriale de ces pages. À preuve, en dépit d’une ouverture en juillet dernier, ce n’est qu’en cette fin octobre que nous découvrions Petit Bain.

Au moment où on entra dans la salle, les Three Trapped Tigers venaient de commencer un set qui les vit pratiquer un math-rock nerveux. Tandis que le batteur s’excitait sur ses fûts et cymbales, le guitariste utilisait massivement sa pédale wah-wah et le troisième larron jouait d’un synthé dont émanaient des sonorités un peu pauvres ainsi que ces éternelles basses saturées. Les deux compères de l’avant-scène parsemèrent également leurs compositions de quelques vocalises (« ouh-ouh » pour le guitariste, « aah-aah » pour celui au synthé) afin de sortir d’une formule tout-instrumental. En revanche, on déplora un schéma assez similaire dans chaque morceau, avec notamment deux titres mettant en place le même break aux trois-quarts du morceau où tous les instruments s’arrêtent pour ne laisser que quelques notes quasi-perlées de clavier. Néanmoins, les Anglais se taillèrent un beau succès d’audience puisque le public réclama même un rappel qu’il obtint.

Peu après 22h30, Berg Sans Nipple débuta une prestation à l’égard de laquelle nous étions en même temps curieux, n’ayant plus vu sur scène le duo depuis huit ans, et un peu craintifs compte tenu des échos mitigés que nous avions eu de leur dernier album en date. Pourtant, rapidement, on retrouva la musique des deux comparses telle qu’on se la remémorait : même disposition (Lori Sean Berg côté jardin entouré de ses synthés et machines, Shane Aspegren côté cour avec sa batterie et ses propres synthés), même complicité et même post-rock saccadé. En écho aux rythmiques syncopées et aux interventions débridées des machines, Shane Aspegren livra au micro quelques onomatopées ou bribes de chant fractionnées qui se prêtèrent parfaitement à l’ensemble, davantage en tout cas que lorsque son chant était plus lié. Sur le plan instrumental, on préféra également la participation de la batterie réelle et son son plutôt sec (notamment grâce à la caisse claire détimbrée) que l’incursion de rythmiques programmées et on goûta l’introduction d’un piano à pouces type kalimba. En définitive, ce furent donc des retrouvailles réussies.

François Bousquet
le 30/10/2011

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