Barði Johannsson

Selected Film & Theater Works of Bardi Johannsson

(Bang ehf / Import)

 date de sortie

25/04/2011

 genre

Electronique

 style

Néo-Classique / Musique de film

 appréciation

 tags

Bang ehf / Bardi Johannsson / Musique de film / Néo-Classique

 liens

Bardi Johannsson

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Bardi Johannsson est un artiste que l’on croise régulièrement, mais rarement. Surtout connu pour être derrière Bang Gang, on l’a également croisé aux côtés de Keren Ann en tant que Lady & Bird. Cet album est donc l’occasion de découvrir son travail en solitaire, composé pour le cinéma et le théâtre, dont nous avions eu un petit aperçu avec Red Death, un court métrage présenté en 2004 au Centre Pompidou dont il était également le réalisateur.

Selected Film & Theater Works compile une sélection d’œuvres composées depuis 2003 ce qui permet en théorie de brosser un portrait assez large du travail de l’Islandais. En réalité l’album est principalement axé sur des musiques composées pour Museum of the Sea et Hedda Gabbler, deux pièces de théâtre datées de 2009 et 2011.
Le disque s’ouvre sur 6 titres extraits de Museum of the Sea. Piano limpide, silences, épure, beauté infinie, basses profondes et posées, électronique discrète, fine et précise, puis vagues de violoncelles qui enfoncent le clou... comment enchaîner après ce sublime Bella Dance. Rappelons qu’il s’agit ici de musique de film ou théâtre, donc généralement de courts morceaux composés afin de coller à une séquence, et des thèmes forts déclinés de diverses façons. Solo de cordes par ici, ajout de percussions orchestrales par ailleurs (Arp), ou envolées de cordes dramatiques (Arp 4, Arp 6) sont quelques unes des variations proposées.

Hedda Gabbler est donc l’autre gros morceau et une autre réussite avec un thème principal croisant piano et orgues dans une descente inquiétante, soulignée de sifflements de feux d’artifices (Theme), de percussions écrasantes et de cordes à vous glacer le sang (Destroy). Un thème qui revient en boucle et qui ne vous quitte plus, une petite mélodie qui s’immisce dans votre esprit à l’image du Tubular Bells de L’exorciste.
Le reste, émotionnellement peut-être un peu moins fort, reste dans cette lignée que l’on peut qualifier de néoclassique. Mélodie de piano tristoune pour un téléfilm islandais de 2003 (And Björk of course), agrémentée de chœurs synthétiques sur la BO du thriller Reykjavik Rotterdam, ou d’un déluge de cordes sur la version orchestrale de la BO du controversé Haxan (un film sur la sorcellerie).
Les trois derniers titres sont présentés en tant que "Bonus Track", et c’est l’occasion de retrouver deux extraits du film Red Death. Changement complet de registre puisque l’islandais croise ici funk et jazz. Inattendu, dépareillé, bonus track donc.

Très belle surprise que cet album, riche en émotions. On lui reprochera juste un petit goût de trop peu.

Fabrice ALLARD
le 30/11/2011

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