Cyprien Gaillard

 date

du 21/09/2011 au 09/01/2012

 salle

Centre Pompidou, Espace 315,
Paris

 appréciation
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Centre Pompidou, Espace 315 / Cyprien Gaillard

 liens

Centre Pompidou, Espace 315

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À chaque fois qu’on croise la route de Cyprien Gaillard (en galerie comme en exposition collective), on se fait la réflexion que son discours théorique est diablement intéressant mais que sa concrétisation plastique s’avère plus faible. Développant depuis plusieurs années un travail sur les ruines (des bâtiments mais aussi des civilisations), le jeune Français active naturellement cette veine au moment d’investir l’Espace 315 pour faire suite au Prix Marcel-Duchamp qui lui avait été décerné à l’automne 2010.

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Vue de l’exposition

Et une nouvelle fois, malgré toute notre bonne volonté, il est nécessaire de se référer aux notes d’intentions de Cyprien Gaillard, plus probantes que leur matérialisation. Ainsi, la suite de polaroïds présentés sous vitrine, neuf par neuf, dans une disposition en forme de losange et associant constructions récentes et vestiges antiques afin de créer un « atlas des ruines », se révèle trop vite répétitif ; au surplus, la sérialité du propos et l’aspect un peu plaqué de la juxtaposition des prises de vue ne servent pas ces Geographical Analogies. De même, on est bien en peine de trouver la moindre réactivation d’un geste colonial, tel qu’annoncé dans la bible de l’exposition, dans ces sortes de sculptures péruviennes (faites en réalité d’étals de garages posés sur la pointe) qui structurent cependant bien l’espace.

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UR
(courtesy Centre Pompidou)

En revanche, UR, placée au tout début de l’exposition, présente davantage d’atouts par son caractère polysémique. Mise en regard de deux grandes plaques (l’une vitrée et extraite de l’actuel chantier du Forum des Halles, avec la lettre « U », l’autre en marbre ancien de Tunisie, avec la lettre « R »), cette sculpture confronte habilement deux histoires, renvoie à la contre-culture et aux influences urbaines (UR pour Underground Resistance, label de techno de Detroit) et oppose enfin langage actuel (UR pour « You Are ») et monstration muséale façon stèle.

François Bousquet
le 24/12/2011

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