Svarte Greiner / Alexander Rishaug

 date du concert

08/11/2011

 salle

Espace B,
Paris

 tags

Alexander Rishaug / Espace B / La Sardine / Svarte Greiner

 liens

Espace B
La Sardine

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Au milieu de leur tournée commune d’Europe, Svarte Greiner et Alexander Rishaug s’arrêtaient à Paris pour une date à l’Espace B qui se positionne de temps à autre, et grâce au travail de petites structures motivées, sur ce type de plateau expérimental et exigeant. Une bonne vingtaine de personnes avaient fait le déplacement pour voir les deux artistes norvégiens qui, s’ils ne sont ni compagnons de label, ni apparus sur les disques de l’un ou de l’autre, partagent à l’évidence quelques affinités (qui les ont conduit, d’ailleurs, à sortir un tour CD avec morceaux écrits en commun).

C’est Alexander Rishaug qui se présenta le premier, installé derrière une table sur laquelle trônaient laptop et machines et ceint d’une guitare dont il joua à l’archet pour débuter. Une nappe parsemée de grésillements fut alors mis en place, que rejoignit ensuite un grondement qu’on assimila d’autant plus à du tonnerre que la pluie venait de cesser dehors. À mesure de la montée en puissance des différentes composantes de ses textures ambient-expérimentales, l’espace sonore se trouvait progressivement saturé, parfois jusqu’à l’engorgement. Afin d’apporter un habile complément visuel, quatre grosses ampoules sur pied étaient disposées à proximité des coins de la table du Norvégien. Battant au rythme des interventions électroniques, les filaments des lampes étaient plus ou moins chauffés en fonction des variations de chaque élément sonore. Ce travail musicalo-spatial se fit encore plus convaincant lorsque les ampoules clignotaient, générant un léger effet stroboscopique qui altéra même notre perception visuelle : la table de Rishaug semblait alors physiquement tanguer ou aller et venir au gré du balancement des oscillations des nappes.

Le temps de ranger tout cet attirail et d’installer une chaise et des pédales d’effet et Svarte Greiner put débuter un set qui s’avéra assez semblable à celui apprécié à Bruxelles en mars 2009. Lui aussi armé d’une guitare jouée à l’archet, Erik K. Skodvin distilla une ambient enveloppante, marquée par un travail au centimètre sur sa pédale de variation d’intensité ou sur les potentiomètres de son instrument. Parsemant ses plages de quelques petits larsens, le Norvégien éprouva néanmoins des difficultés dans le début de sa prestation, trop homogène (voire monotone) à notre goût. En revanche, le dernier quart du concert prit une belle ampleur, Svarte Greiner poussant comme son compère les interventions musicales jusqu’à une certaine saturation.

François Bousquet
le 13/11/2011

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