Place !

 date

du 08/11/2011 au 17/12/2011

 salle

Galerie Édouard-Manet,
Gennevilliers

 appréciation
 tags

Galerie Édouard-Manet

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Des attentions
(Crédac)

Si la démarche de la Galerie Édouard Manet est tout à fait louable sur le principe, il y avait évidemment un risque à exposer onze jeunes artistes, encore étudiants en école supérieure d’art il y a peu. En effet, comme à chaque manifestation ou présentation de ce genre, les bonnes surprises côtoient les propositions moins aventureuses et assez semblables à des travaux réalisés par certains de leurs aînés. La sélection opérée par Emmanuel Saulnier parmi les plasticiens à qui il a enseigné à Nantes, Nancy, Dijon ou Paris, n’échappe pas à ce constat.

Passons tout d’abord rapidement sur les productions assez communes : collages et assemblages bois, caoutchouc, feutre noir d’Élise Vandewalle, peintures aux coulures noires sur fonds rouges de Steeve Bauras et sculpture de Sébastien Gschwind qui relève davantage de l’architecture d’intérieure augmentée (façon Jakob + MacFarlane) que du geste artistique. Pertinent politiquement, le travail de Sarah Derat trouve ici une traduction un peu courte quand elle reproduit en bronze poli accroché au mur la dernière phrase d’un condamné à mort aux États-Unis.

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Vue de l’exposition

En revanche, deux artistes nous ont semblé plus convaincants, le premier par ses photographies et le second ses sculptures. Guillaume Lemarchal fait le choix de saisir sur pellicule de grosses formes trouvées sur le lit de la mer Aral. Volontairement sous-exposés, ces volumes y gagnent en inquiétude, étrangeté et mystère, renvoyant au contexte géographique de cette étendue d’eau asséchée. Pour sa part, Olivier Sévère prend des plaques de marbre et en fait dépasser verticalement des brindilles, comme si ces petits bouts de bois avaient poussés dans les interstices de la pierre, comme si la nature tentait coûte que coûte de s’insérer dans cet univers minéral. Pourtant, en réalité, tout s’avère faux car les brindilles ne sont pas en bois mais en laiton et elles ne surgissent pas de la pierre, elles lui sont soudées à l’étain.

François Bousquet
le 07/12/2011

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