Je Disparais

 auteur

Arne Lygre

 metteur en scène

Stéphane Braunschweig

 date

du 04/11/2011 au 09/12/2011

 salle

Théâtre de la Colline,
Paris

 appréciation
 tags

Arne Lygre / Théâtre de la Colline

 liens

Théâtre de la Colline

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Artiste à l’honneur de la Colline cette saison, avec deux pièces qu’y monte Stéphane Braunschweig, Arne Lygre est un dramaturge norvégien découvert en France grâce à Claude Régy. Avec Je Disparais, pièce publiée l’an passé, l’auteur s’attache à deux femmes d’âge mûr qui doivent quitter leurs demeure et quotidien. Inexpliqué, ce départ semble a priori trouver une cause politique, voire une forme de déportation, mais pourquoi pas aussi résulter d’une volonté de changer de vie. Tout au long du spectacle, trois niveaux textuels s’entrechassent : l’histoire des deux femmes, leurs réflexions intérieures, intervenant comme des simili-didascalies, dites à voix hautes par le truchement de micros, et les sortes de jeux de rôles qu’elles inventent pour oublier leur condition et se dire qu’il y a pire qu’elles.

Mystère de leur motivation et structure superposée accentuent la difficulté à saisir une pièce qu’on soupçonne parfois de vouloir tendre à un certain universalisme : lieux imprécisés, époque indéterminée, absence de prénoms et de noms de personnages… Pourtant, Je Disparais peine à attendre cet objectif ; en cause probablement, le minimalisme très « nordique » du texte, servi par une scénographie et une mise en scène, toutes deux œuvres de Stéphane Braunschweig, elles aussi avares d’effets et proposant plusieurs cadres dans le cadre qu’est la cage de scène. De même, un épilogue mystico-adultérin vient jeter un trouble sur ce qu’on avait pu comprendre du début de la pièce et participe ainsi du sentiment précédemment dépeint.

Quelques moments d’humour, quand des ruptures entre réel et virtuel interviennent, ou des passages plus cyniques (la très bonne scène où les femmes se retrouvent sur une plage, entourée de vacancières qui, pour déculpabiliser face aux tourments du monde, font toutes ensemble un don, par téléphone, à une fondation humanitaire) parviennent néanmoins à rompre ce continuum stylistique qui pourra sembler trop exigeant et laisser extérieur.

Autres dates :
-  du 10 au 13 janvier 2012 : TNBA - Bordeaux
-  du 24 au 28 janvier 2012 : TNP - Villeurbanne

François Bousquet
le 24/11/2011

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