Syntaks

Nachtblende

(Parallax Sounds / Import)

 date de sortie

27/09/2011

 genre

Electronique

 style

Electronica / Shoegazing

 appréciation

 écouter

15 morceaux entiers (via SoundCloud)

 tags

Electronica / Parallax Sounds / Shoegazing / Syntaks

 liens

 autres disques récents
Lawrence English + Stephen Vitiello
Fable
(Dragon’s Eye Recordings)
Eluvium
False Readings On
(Temporary Residence Ltd)
Teruyuki Nobuchika
Still Air
(Oktaf)
Zane Trow
The Transient Implosion
(Room40)

Après une incursion chez Ghostly International pour leur précédent album, les deux musiciens formant Syntaks reviennent sur un label anglais avec ce nouveau long-format que publie Parallax Sounds. Deux ans sont passés depuis Ylajali, Jakob Skøtt est toujours accompagné d’Anna Cecilia qu’on retrouve au chant sur les quinze morceaux du disque tandis que son compère a en charge la partie instrumentale.

Précisément, sur ce point, on ne peut s’empêcher de trouver que le Danois commence à en faire un peu beaucoup. De fait, chaque morceau flirte avec une certaine emphase ampoulée, à force d’empiler les couches de synthé, de rajouter des effets propres à créer une sensation de vertige ou de jouer sur l’aspect aérien des sonorités. Certes, il s’agit là de caractéristiques classiques pour ce type d’electronica-shoegazing, mais poussées à leur paroxysme sur soixante-sept minutes, une impression de trop-plein se dégage. De surcroît, Anna Cecilia limite fréquemment ses interventions à des vocalises extatiques, là encore typiques mais qui, justement, ne font rien pour contrebalancer notre sentiment.

En fait, outre les guitares électriques fort bienvenues de Journey To The Third Part Of The Night et Days Of Future Pasts (les deux titres les plus longs du disque, qui peuvent se permettre d’évoluer dans un registre plus post-rock), il faut attendre que Jakob Skøtt lui-même se mette au chant pour espérer quelque chose d’un peu différent. Le souci, c’est que lorsqu’il le fait (When Tomorrow Turns A Million), il s’accompagne d’une guitare acoustique et de synthés dont le traitement sonore entraîne un rendu baveux, bizarrement traînant. Du coup, ce constat mis au jour, il va nous apparaître plus ou moins flagrant sur le reste des titres de l’album, si bien que, même lorsqu’un piano semble mis en avant, ce sont les vocalises dégoulinantes d’Anna Cecilia qui nous paraissent prendre le dessus (Someone Elses Dream). À force, on en serait presque à se demander si les chansons n’ont pas été pitchées (comme on peut le faire sur une platine vinyle pour régler au plus près la vitesse de rotation) tellement cette impression coulante, quasi-suintante, irrigue tout le disque.

François Bousquet
le 11/12/2011

À lire également

Syntaks
Below The Meridian
(Benbecula)
Syntaks
Ylajali
(Ghostly International)
Manual & Syntaks
Golden Sun
(Darla)
Syntaks
Awakes
(Benbecula)