Music For No Movies

Violent Zen

(Fluttery Records / Import)

 date de sortie

21/04/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Folk / Post-Rock

 appréciation

 écouter

11 titres complets (streaming)

 tags

Ambient / Expérimental / Fluttery Records / Folk / Music For No Movies / Post-Rock

 liens

Fluttery Records
Music For No Movies

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On poursuit ici la découverte du label Fluttery Records, généralement très ancré dans le genre post-rock. On parcours leur catalogue en diagonale, et quand un disque semble sortir du lot, on se décide à en parler ici. C’est donc le cas pour Music for no Movies, projet solo de l’italien Federico Fantuz qui signe ici un premier album étonnant.

Le disque s’ouvre sur Earth Job qui nous rappelle quelque chose... des sonorités jouées à l’envers, un style fracturé, on n’est pas très loin de la géniale folie d’un Leafcutter John. Une musique qui donne une impression de chaos tout en glissant des mélodies à la fois simples et efficaces. L’instrumentation n’est pas très claire, ce premier titre fourmillant de sonorités diverses, tant acoustiques qu’électroniques, tandis que Air Games fait preuve de simplicité avec sa mélodie de guitare acoustique accompagnée de nappes et glissements cristallins.
On a alors du mal à savoir sur quel pied danser. Federico Fantuz ne cesse de surprendre, mêlant avec habileté chœurs synthétiques et guitare acoustique, enchainant break de piano épuré et claviers délurés sur le superbe Space Trees, bifurquant vers un solo de six cordes empruntant à la fois à la folk, au blues et à l’improvisation (The Dog and the Downpour), pour finir par nous donner envie de crier au génie à l’écoute de Waterquake et sa tension, son style cinématographique aux ambiances de western.

Malheureusement on ne retrouve pas tout ça sur la deuxième moitié de l’album. C’est ensuite la simplicité qui prend le dessus, avec une dominante acoustique. On retrouve logiquement quelques solos de guitare, presque latino sur Fire and Sky, plus classique et accordant une certaine importance aux silences sur le joli Glace Et Soleil. Par ailleurs ce sont des croisements de mélodica qui habillent Arvo Moon, des nappes légères et bucoliques pour l’insouciant Wind Wash, à peine triturées, légèrement bouillonnantes sur Gold Snow.

À la fin de Violent Zen on a envie de crier un "Quel dommage !". Une première partie fort réussie et particulièrement excitante, mais un soufflé qui retombe ensuite. On mettra cela sur le coup d’un album produit sur une longue période et un artiste qui reconnait ne pas vouloir se cantonner à un seul style. Erreur de jeunesse peut-être, tracklisting probablement malhabile, mais on devine déjà un potentiel énorme et on a fort envie d’y croire.

Fabrice Allard
le 01/12/2011

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