Israel Martínez

El Hombre Que Se Sofoca

(Sub Rosa / Orkhestra International)

 date de sortie

12/04/2011

 genre

Electronique

 style

Drone / Expérimental / Musique Concrète

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 tags

Drone / Expérimental / Israel Martínez / Musique Concrète / Sub Rosa

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Sub Rosa
Israel Martínez

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Israel Martínez est un artiste mexicain peu connu mais reconnu puisqu’il a déjà été primé par Ars Electronica. Nous le découvrons aujourd’hui grâce à Sub Rosa, mais ses précédentes productions se trouvent notamment chez Aagoo, Mandorla, et bien sûr Abolipop dont il est co-fondateur. Son travail est plutôt expérimental, aux frontières du drone, de la musique électroacoustique et du field recording, décliné aussi bien sur disques que sur vidéos ou installations.

En fonction de leur durée, les compositions d’Israel Martínez se révèlent être complètement différentes. Commençons par les titres les plus courts, avec ici des pièces de 3-4mn qui sont reléguées au rang d’interludes comme There Were People I et There Were People II. Le premier est proche de la musique concrète puisque l’on devine une action de l’artiste dans ce mélange de coups et grincements métalliques. Le second est plus porté sur le field recording puisque l’on peu assimiler ces bruits de ferme et basse-cours, survolé par un hélico, avec une prise sonore unique.

Lorsqu’il travaille sur la longueur, le Mexicain nous propose une musique plus complexe et plus riche puisqu’il mêle ici des sons d’origines variées, concrets ou de synthèse, naturels ou triturés par des machines, se servant de la durée pour travailler sur compositions progressives ou jouer sur des enchainements et cassures inattendues. Ainsi Weekend débute avec des sons concrets, grésillements et manipulations sonores qui nous amènent petit à petit vers une sorte de drone monstrueux, puissant, presque effrayant avant de revenir à l’origine du son et finir par des voix d’enfants. Mieux, El Hombre Que Se Sofoca, certainement notre morceau préféré, débute par quelques voix qui se noient dans un drone oscillant, une nappe aux pulsations entêtantes, appuyées par une guitare, baignées de mélodica, avant un retour au concret avec les freins grinçants d’un métro et le souffle, la respiration de la ville.
On remarquera alors avec Entrecruce et Mere Presence qu’il y a un certain systématisme chez le Mexicain à noyer le concret dans un bain de sons étouffants, illustrant au sens premier le titre de l’album (L’homme qui étouffe).

El Hombre Que Se Sofoca n’est pas un disque facile, mais c’est aussi le genre de musique, de rencontre que l’on ne croise pas tous les jours. On le conseillera donc aux amateurs de drones et musiques concrètes.

Fabrice ALLARD
le 03/12/2011

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