Low

 date du concert

02/12/2011

 salle

Gaîté Lyrique,
Paris

 tags

Gaîté Lyrique / Low

 liens

Low
Gaîté Lyrique

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Avec sa signature sur Sub Pop Records (ponctuée par le très moyen The Great Destroyer sur lequel le groupe s’essayait sans succès à la power-pop), Low a pu désarçonner ceux qui les suivaient fidèlement. Pour autant, et alors que leurs deux albums suivants (Drums and Guns et le récent C’mon) surent revenir à niveau, la grande salle de la Gaîté Lyrique était pleine ce soir pour leur unique date française et ce furent donc près de 850 personnes qui applaudirent l’heure et demie de prestation du trio états-unien.

Pour débuter, les musiciens nous proposèrent quatre morceaux extraits de C’mon, leur dernier album en date : Nothing But Heart, Nightingale, Try To Sleep et You See Everything. Avec les trois premiers, le schéma musical était clairement défini et les rôles précisément répartis : Alan Sparhawk au chant principal et à la guitare, Mimi Parker, au centre, derrière sa traditionnelle batterie rudimentaire (deux cymbales, tom et caisse claire), s’occupant aussi des chœurs (pour des harmonies vocales toujours aussi sublimes) et Steve Garrington à la basse. Pourtant, sur le quatrième, Alan sut également laisser Mimi opérer au chant, ce qu’elle fit à nouveau plus loin sur Especially Me ou Shame.

En alternance, Low sut livrer quelques titres plus tendus et nerveux, à l’image de Monkey, Dinosaur Act, California, Last Snowstorm Of The Year voire Violent Past (marqué par un solo de guitare d’Alan). Dans l’ensemble, sur ce type de morceaux, la guitare trouvait une juste saturation, la batterie de Mimi une présence plus affirmée et la basse de Steve un jeu plus soutenu. Cette intensité pouvait néanmoins paraître faire défaut sur la longueur du concert et ce bien que les spectateurs n’étaient pas assis et suffisamment connaisseurs pour être prêts à s’emballer. De même, nous eûmes l’impression que le groupe connut régulièrement des difficultés sur les débuts de ses morceaux, le temps que chaque instrument se cale par rapport aux autres ; sentiment qui nous conduisit presqu’à nous demander si Steve Garrington connaissait la setlist ou s’il la découvrait au fur et à mesure, attendant les premiers accords d’Alan pour deviner quel morceau arrivait.

Se prêtant, comme de coutume, au petit jeu des demandes au public, le trio exécuta en réponse Amazing Grace et In The Drugs, salué par plusieurs marques d’approbation. Plus encore, on fut ravi d’entendre le magnifique Murderer qu’on n’eut même pas besoin de réclamer. En rappel, et pour terminer comme ils avaient commencé, le long Lullaby fut joué, afin de faire le pont entre l’aspect lo-fi et cette dimension plus slowcore que le groupe maîtrise tout autant.

François Bousquet
le 04/12/2011

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