Guillaume Leblon : Black Apple Falls

 date

du 15/11/2011 au 23/12/2011

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Guillaume Leblon

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Régulièrement vu à la galerie Jocelyn Wolff, le travail de Guillaume Leblon y trouve un espace idoine : le lieu biscornu, aux murs et sols bruts, accueillant parfaitement les œuvres en matériaux pauvres et rudimentaires du Français. Qu’allait-il en être dans le white cube de la rue Boissy d’Anglas avec cette exposition personnelle que la Fondation Ricard lui consacre ? Intelligemment, le commissaire, Alessandro Rabottini, a recouvert le sol d’une couche de tissu dans les beige clair, plus adapté aux créations de Leblon que l’habituel parquet verni. Partant, ses sculptures et installations trouvent un écrin plus familier et adéquat, à même de faire ressortir les différents matériaux utilisés : bois, verre, métal, sable, fonte, papier…

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Réplique de la chose absente
(courtesy Galerie Jocelyn Wolff)

Plutôt que de les travailler, le Français fait le choix d’agencer ces substances de telle sorte que sont constituées des pièces qui, combinées avec leurs titres, se font assez narratives. Ainsi en est-il de Réplique de la chose absente, entre escalier ne menant nulle part et cheminée sans conduit inférieur, ou du Grand Bureau, agglomérat d’un torse en bois étêté, d’une passerelle récupérée au fond de l’eau et de plaques de métal chauffées permettant à la plastiline qui les recouvre d’être malléable. Si, par conséquent, le personnage sans tête se trouve figé dans son mouvement, le reste de l’œuvre s’avère encore évolutif, à même de faire fonctionner l’imaginaire du spectateur.

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Vue de l’exposition

Celui-ci est également mis à contribution avec Probabilité pour que rien ne se passe, association de vieux meubles en bois et d’un monticule de sable qui, par son intitulé, insère une forme de distanciation ironique dans le processus créatif de Guillaume Leblon qui, à d’autres moments, semble nous entraîner dans son atelier même. De fait, le revêtement de sol peut également nous renvoyer à ce type de lieu, tout comme l’agencement de Black Apple Falls, composition d’objets divers (ruban adhésif, crayons, pinceau, cutter, pomme) tous peints en noir et disposés sur un plan, noir lui aussi, posé au sol. Déjà séduits par la production du Français avant de visiter l’exposition, cette dernière a donc brillamment renforcé notre conviction en la matière.

François Bousquet
le 13/12/2011

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