Charalambides

Exile

(Kranky / Differ-ant)

 date de sortie

03/10/2011

 genre

Rock

 style

Folk

 appréciation

 tags

Charalambides / Folk / Kranky

 liens

Charalambides
Kranky

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Revenu à sa structure de base formée de Tom et Christina Carter, Charalambides y trouve assurément sa formule la plus pertinente, tant la complémentarité entre les deux musiciens s’avère flagrante tout au long des soixante-quatorze minutes du disque. Comme souvent, le duo privilégie ici de longues plages (plus de neuf minutes de moyenne) sur lesquelles une guitare acoustique joue de lents arpèges, la basse des notes espacées et la guitare électrique des petits soli assez aigus. Sur ce schéma, Christina Carter pose sa voix, entre improvisations haut perchées, nimbées de réverbération, et répétitions des mêmes mots tel un mantra.

Précisément, l’ensemble renvoie assez rapidement à ce style un peu psyché-folk, un peu hanté, dans lequel on peut tout aussi bien se laisser emporter, sans se soucier ni de la durée des morceaux, ni de leur construction propre, comme rester assez extérieur, se demandant pourquoi tel titre est étiré par rapport à tel autre, et remarquant que le schéma est assez similaire tout au long d’Exile.

Afin de modifier un peu cet agencement, les deux musiciens sont rejoints sur Before You Go par le violoncelle d’Helena Espvall et la contrebasse de Margarida Garcia. Les sonorités métallisantes des ces deux instruments se marient alors particulièrement bien avec celles produites par les Carter et renforcent ainsi l’atmosphère précédemment décrite. Cette dernière peut néanmoins se faire un peu différente quand le timbre de Christina Carter se fait plus présent et les attaques de guitare de Tom Carter plus franches (Into The Earth) ou lorsque l’instrumentation se fait extrêmement dépouillée (la seule guitare acoustique, ou guitare et piano, contre la voix de Christina sur Wanted To Talk et la première moitié de Pity Pity Me respectivement). Salutaires, ces changements de perspective nous confortent dans l’idée que le groupe a tout à gagner à ne pas trop se laisser aller à ses divagations psyché.

François Bousquet
le 21/12/2011

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