Obsil

Vicino

(Psychonavigation Records / Import)

 date de sortie

11/04/2011

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Néo-Classique / Electroacoustique

 appréciation

 écouter

9 extraits (MP3)

 tags

Electroacoustique / Expérimental / Giulio Aldinucci / Néo-Classique / Obsil / Psychonavigation Records

 liens

Psychonavigation Records
Obsil
Giulio Aldinucci

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Nous avons déjà évoqué le label Psychonavigation Records avec notamment un album de remixes de Lackluster. Changement de registre ici avec le travail de l’italien Giulio Aldinucci qui signe ici son troisième album après deux productions chez Disasters by Choice, et une musique qu’il pose généralement sur des courts métrages ou des installations.

Giulio Aldinucci ne compose pas une musique strictement électronique. S’il utilise des machines, s’il incorpore quelques field recordings à ses compositions, il écrit aussi pour des instruments acoustiques. En tant que Obsil (apparemment une contraction de Observing Silence), il marie toutes ces sources sonores au profit d’une musique qui tend à fuir toute classification. Après les 36mn que dure l’album il nous restera une impression de richesse et de furtivité, de discrétion.

On aura tendance à distinguer deux parties aux styles un peu différents. les quatre premiers titres se rapprochent d’une electronica-ambient électroacoustique. Souvent très belle, mélodique via l’apport de boucles de kalimba sur Poi Gli Alberi Sono Cresciuti, douce, aux ambiances cinématographiques quand ce sont nappes et boucles fracturées qui dominent (Domestico), soyeuse mais plus dérangée, rappelant vaguement Fennesz quand les souffles et textures grésillantes prennent le dessus.
La deuxième moitié de l’album laisse une plus grande place à l’expérimentation, l’improvisation, avec une instrumentation plus portée sur l’acoustique. Pour commencer, un piano léger et quelques tintements métalliques habillent des samples aquatiques sur Snow Days At The End Of March, puis l’improvisation fait son apparition sur cuivres et percussions (Nebbie d’Ottobre) avant de bifurquer vers la musique concrète et le travail sur piano préparé (Pendii (Siena, Metá Gennaio)). Mais quelque soit le type de recherche, l’italien n’oublie jamais l’importance de la mélodie, toujours présente, que ce soit lors d’un break, coincé entre deux interjections acoustiques, ou en guise d’accompagnement sous forme de nappes et chœurs à l’image du caudal Unseen.

On y revient donc, à cette impression de richesse que laisse l’album après écoute. Un mélange, des croisements entre ambient, electronica, musique contemporaine, field recordings, mais un album qui reste habité par la douceur et la beauté.

Fabrice ALLARD
le 31/12/2011

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