Alog

Unemployed

(Rune Grammofon / Differ-ant)

 date de sortie

11/11/2011

 genre

Rock

 style

Expérimental / Folk

 appréciation

 tags

Alog / Expérimental / Folk / Phonophani / Rune Grammofon

 liens

Alog
Phonophani
Rune Grammofon

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Lors de la recension d’Amateur, précédent album d’Alog, on avait pu stigmatiser la volonté du duo de délaisser l’electronica fine de ses débuts pour une approche plus proche d’une forme de folk expérimental. L’utilisation de nombreux instruments et un travail sur la répétition accréditaient ce constat dont on se demandait s’il allait être pérennisé par les Norvégiens. Quatre ans et demi plus tard, Unemployed permet de relever qu’effectivement, Dag-Are Haugan et Espen Sommer Eide creusent à nouveau ce sillon, avec un recours à des instruments construits par leurs propres soins et l’utilisation de bribes sonores trouvées sur des vieux disques 78-tours.

Comme souvent avec ce type de proposition, l’ensemble peine à prendre une consistance puisqu’il s’agit davantage d’empiler des trouvailles sonores que de constituer de véritables morceaux (Zebra avec sa piste vocale abimée, Balklandet et le chant de femme-enfant de Jenny Hval, Bømlo Brem Om Natta qui donne le sentiment d’être joué au ralenti, comme mal pitché, ou Spanish Record No. 9 qu’on croirait être une vieille méthode Assimil). Sous cet aspect, on a parfois du mal à percevoir où veut en venir Alog comme sur Last Day At The Assembly Line qui s’étire sur près de dix-sept (!) minutes pour surtout répéter les mêmes lignes musicales (harmonium, guitare, vocalises).

À l’inverse, quand une batterie réelle est convoquée, les éléments musicaux prennent une toute autre dimension, s’intégrant dans une architecture travaillée et construite (The Weatherman). Même impression quand la rythmique est synthétique (le morceau-titre, Januar) ou quand l’ambiance se fait plus sombre (The Mountaineer). Au total, on sort de ces soixante-seize minutes en se faisant une réflexion assez proche de celle émise à la fin d’Amateur : attendons que la nouvelle approche musicale majoritairement à l’œuvre ici mûrisse puisque cet album n’est pas encore accompli. Notons néanmoins qu’au bout de deux disques, cette observation peut commencer à devenir gênante.

François Bousquet
le 01/02/2012

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