The Pattern Theory

The Pattern Theory

(Valeot Records / Import)

 date de sortie

13/05/2011

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

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Album complet (Bandcamp)

 tags

Post-Rock / The Pattern Theory / Valeot Records

 liens

Valeot Records
The Pattern Theory

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The Pattern Theory est un trio anglais qui n’est pas vraiment nouveau puisque le groupe s’est formé en 2007, mais ils signent ici leur premier album sur le label autrichien Valeot Records (Tupolev, Dirac, Milhaven). Après un petit turn over au niveau des musiciens, The Pattern Theory s’installe à Berlin et travaille pendant deux ans sur ce long format.

Le disque s’ouvre sur de lentes et graves textures de guitares, quelques coups de cymbales, soit une approche très ambient-shoegaze qui ne s’attardera pas. Cassure nette et on embraye avec une mélodie mécanique, un tempo basique pour un post-rock répétitif et globalement accrocheur qui évite la lassitude en bifurquant régulièrement dans une autre direction, incorporant un break tantôt plus doux, tantôt un peu plus rock sur Pyramid Schemes.
On est en terrain connu avec un post-rock plutôt mélodique et lumineux, aux guitares limpides et aux rythmiques qui se renouvellent sans cesse, un jeu précis, et quelques synthés et vibraphones qui contribuent largement à la douceur ambiante (Ideas Of Fun, Coracles).

Si The Pattern Theory n’a pas l’approche jazz de Tortoise, ils partagent avec eux quelques consonances. Les séquences les plus insicives de Coracles nous mettent la puce à l’oreille, et le vibraphone vient confirmer ce rapprochement. Une influence encore plus fragrante sur Chevrons avec de précis et rapides croisements de guitares, qui alternent avec de belles cassures de vibraphones alanguis.
Une autre influence apparait en fin d’album, un peu plus originale puisque c’est à Steve Reich que l’on pense. La faute aux structures répétitives à base de vibraphone et xylophone sur Names For Places et Adaptive Expectations qui sert de conclusion.

Alors oui, ce premier album n’est pas débordant d’originalité, mais il se révèle limpide et lumineux, il s’écoute avec plaisir et ça, ça ne se refuse pas.

Fabrice ALLARD
le 08/01/2012

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