Feine Trinkers Bei Pinkels Daheim

Die Legende Vom Heiligen Trinker

(Silken Tofu / Import)

 date de sortie

21/05/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Expérimental / Feine Trinkers bei Pinkels Daheim / Silken Tofu

 liens

Feine Trinkers bei Pinkels Daheim
Silken Tofu

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Voici un disque reçu "en bonus", accompagnant une autre production du label belge Silken Tofu dont nous parlons pour la première fois. Nous n’avons jamais entendu parler du duo allemand Feine Trinkers Bei Pinkels Daheim, aussi nous abordons cet album sur le mode de la découverte complète.

Un packaging simple, sobre et soigné, un travail épuré, très graphique et très peu d’informations à se mettre sous la dent afin d’en savoir un peu plus sur ce duo. Si Berlin donne l’impression de concentrer tous les acteurs des musiques actuelles, c’est entre Brême et ... que Oswin Czerwinski et Jürgen Eberhard produisent leur musique depuis une vingtaine d’années.
L’album est composé de huit titres, dont le premier, de près d’un quart d’heure, nous donne une image assez représentative du travail des Allemands. On accroche tout de suite à ce mélange de nappes de guitare, de soupirs réguliers, et de rythmique régulière tirée d’une vieille boite à rythme. Une ambient frétillante, entêtant et poétique, aidée en cela par un spoken word murmuré, d’une voix chevrotante, particulièrement sombre sur les dernières minutes, marquées de bouillonements électroniques.

Tous les éléments sont à peu près là pour qualifier cette musique de dark ambient, mais ce n’est là qu’un détail. Ce que l’on a envie de retenir de Feine Trinkers Bei Pinkels Daheim, c’est leur façon d’amener les sons et de créer ces ambiances. Une formule finalement assez simple avec une base ambient, drone ou nappes (on retiendra tout particulièrement les cordes de Meine Frau Versteht Mich Nicht !), sur laquelle le duo ajoute des bruitages ou enregistrements particulièrement bien choisis. On remarquera que les titres qui fonctionnent le mieux possèdent en plus une structure rythmique qui peut provenir de percussions ou d’un jeu de cassure sur des samples vocaux (Komasaufen Am Kiosk, Paradieswurst).
Plus expérimentaux, plus rares aussi, quelques titres sont dépourvus du liant qui sert de base par ailleurs. C’est notamment le cas de Schädelweh-Scheisse ou certains passages de Komasaufen Am Kiosk et Urethrale Schikanen, successions de bruitages, enregistrements et traitement qui tendent parfois à rapprocher la musique des deux allemands vers la musique concrète.

Un disque globalement taillé pour les amateurs d’ambient industrielle, on pensera notamment aux fans de Troum avec qui le duo allemand a déjà collaboré.

Fabrice ALLARD
le 06/02/2012

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