Anicroches

 date

du 18/11/2011 au 19/02/2012

 salle

Espace culturel Louis Vuitton,
Paris

 appréciation
 tags

Anri Sala / Espace culturel Louis Vuitton / Stéphane Vigny / Su-Mei Tse

 liens

Espace culturel Louis Vuitton

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Thierry Mouillé - Brass Space, Pavillon 1
(courtesy Galerie Claudine Papillon)

À la suite de tant d’autres lieux et institutions, l’Espace culturel Louis Vuitton propose une exposition attachée aux liens entre musique et art contemporain. Avec seulement huit artistes et autant d’œuvres, Anicroches tente ainsi d’aller plus loin que le jeu de mots de son titre pour regarder les accointances entre ces deux disciplines. Sans surprise, on retrouve alors les traditionnelles combinaisons entre instruments réels et sculptures : Thierry Mouillé agence des cuivres pour réaliser une création tenant du cube ajouré tandis que Rémy Jacquier constitue une maquette en forme de pavillon auditif.

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Stéphane Vigny - Sans Titre
(courtesy Galerie Claudine Papillon)

Alors que l’installation en écho d’Anri Sala (une vidéo montre un saxophoniste jouant un morceau free-jazz dans une salle, et un LP diffuse ce même morceau dans une autre) est peut-être un peu redondante, celle de Stéphane Vigny (enfilade de cymbales vibrant tout doucement) se fait nettement plus convaincante même si on peut regretter qu’elle se trouve encaissée dans une petite pièce. À l’entrée de l’exposition, Su-Mei Tse active une dimension plus vernaculaire avec ses souches de bois découpées pour figurer des platines vinyles.

Enfin, puisqu’on « joue » de la musique, d’autres œuvres proposent une interaction avec le spectateur, invité à participer à la Lyre de Laurent Saksik (grands cadres métalliques avec des capteurs, façon theremins géants), aux Cercles magnétiques de Christina Kubisch (séries de câbles parcourus d’ondes électromagnétiques qui produisent des vrombissements et autres sons ondulatoires quand on passe à proximité) ou au Septuor, atelier avec des tablettes numériques qui fait la joie des enfants. Au-delà de cet aspect, on peut néanmoins regretter qu’Anicroches, à la différence d’autres expositions récentes sur cette même thématique, ne propose de véritable point de vue sur cette interférence entre musique et arts plastiques.

François Bousquet
le 19/02/2012

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