Une lente mastication

 chorégraphe

Myriam Gourfink

 date

du 02/02/2012 au 09/02/2012

 salle

Théâtre de Gennevilliers,
Gennevilliers

 appréciation
 tags

Myriam Gourfink / Théâtre de Gennevilliers

 liens

Théâtre de Gennevilliers
Myriam Gourfink

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Proposition pour dix danseurs, Une lente mastication permet également à Myriam Gourfink de collaborer avec Kasper T. Toeplitz, chargé de la réalisation en direct de la bande-sonore de cette chorégraphie. Installé à l’arrière du plateau, assis derrière son laptop et muni de sa guitare électrique à long manche, le musicien tranche avec les danseurs, placés debout côté cour, apparaissant figés, comme statufiés, quand la lumière se fait.

Par une grande maîtrise des corps se mouvant au ralenti, les dix hommes et femmes vont, sans jamais se toucher ni interagir, se déplacer progressivement en file indienne. La précision des gestes et la sensation que chaque mouvement est mûrement réfléchi, que les danseurs en ressentent l’impact sur tout leur corps, résonnent alors comme un héritage des techniques de yoga prisées par la chorégraphe. Dans cette traversée du plateau de cour à jardin, accompagnée par une rotation latérale des projecteurs suivant les danseurs, la lumière favorise un changement de perspective et d’angle de vue. La lenteur des allures permet précisément de s’arrêter sur chaque intervenant sous toutes ces facettes, de contempler le travail des bras, jambes, pieds, mains, bustes ou têtes.

Musicalement, Toeplitz livre, sans surprise, une partition faite d’un mélange de nappes générées par ordinateur et d’autres provenant de sa guitare ou de sa contrebasse électrique, toutes deux jouées à l’archet. Le drone ainsi créé envahit progressivement tout l’espace sonore, pouvant alors apparaître comme une forme de magma expliquant cette difficulté à avancer manifestée par les danseurs. Néanmoins, on peut aussi trouver l’ensemble un peu court et dilaté et reconnaître qu’une fois le dispositif intégré (la file va rester dans le même ordre, le déplacement va être imperceptible mais ils vont quand même traverser le plateau), le spectateur n’a pas forcément grand-chose à attendre de plus de la chorégraphie.

François Bousquet
le 05/02/2012

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