Red Snapper / Pierce Warnecke

 date du concert

28/01/2012

 salle

Batofar,
Paris

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Batofar / Pierce Warnecke / Red Snapper

 liens

Red Snapper
Batofar
Pierce Warnecke

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Alors que l’on cherchait dans l’agenda du Batofar, la date de la prochaine soirée Oeuvres Vives, on fut surpris d’y trouver un concert de Red Snapper. Un doute, on clique sur les liens, mais oui, il s’agit bien de cette formation croisant électronique et jazz que l’on découvrait chez Warp il y a... une quinzaine d’années !! On ne s’attendait pas à grand chose du cru 2012 d’un groupe qui se séparait dix ans plus tôt, mais on se décidait tout de même à faire le déplacement, ne serait-ce que par nostalgie.

Soirée annoncée à 19h30, on débarque vers 20h mais le bateau rouge est tristement vide. Une douzaine de personnes attendent patiemment, on a un peu peur de voir les anglais jouer devant une salle vide. Le temps de passer au bar, et voici que débarque Pierce Warnecke, chargé d’assurer la première partie. Un nom qui nous dit vaguement quelque chose, peut-être déjà vu à l’affiche de quelques concerts parisiens puisque cet artiste originaire de Californie à vécu 10 ans en France avant de s’installer à Berlin.
Arrivé avec un peu de retard, il branche son laptop et démarre son set dans la foulée. Un son franc, direct, plutôt efficace, empruntant les cassures rythmiques de l’electronica, les basses de toute musique dansante, et se laissant aller à la facilité avec de gros synthés sur un dernier titre, salué par quelques cris dans la salle... Un set miniature (à peine 15mn), qui ne nous donne qu’une vision partielle du travail de Pierce Warnecke mais qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
À noter que cet artiste est aussi auteur de vidéos et installations, et que l’on aura tendance à placer son travail sonore sur un second plan.

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Red Snapper

À 20h45, petite bande son tendance ambient épique afin d’annoncer l’arrivée du groupe sur scène, chacun prend place et le concert débute dans la foulée. Sur scène on retrouve trois têtes connues, certes avec 10 ans de plus : Richard Thair à la batterie, Ali Friend à la contrebasse (et parfois au chant) et David Ayers à la guitare. Ce noyau dur est désormais accompagné d’un petit jeune dénommé Tom Challenger que l’on retrouve principalement au saxophone, mais alternant également entre machines, mélodica et clarinette.
On ne se souvient plus trop du son que Red Snapper avait sur scène lors de la sortie de Our Aim is to Satisfy (2000), mais on sera surpris par l’énergie que dégage le groupe et la forte tonalité jazz-groove, reléguant les machines au second plan. Richard Thair, à l’écoute du groupe reste habité par la musique, Ali Friend sur le devant de la scène est concentré, et David Ayers, toujours souriant est sur un mode plus décontracté. On notera l’importance de la nouvelle recrue, Tom Challenger étant bien souvent un élément central du groupe, délivrant la plupart des mélodies tandis que les anciens, fondateurs de Red Snapper, sont responsables de ces grooves fracturés qui ont fait leur renommée.

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Ali Friend (Red Snapper)

La température monte assez vite. Le Bato s’est rempli, les fans sont là, et les quatre premières notes de The Sleepless (extrait de Making Bones, 1998) suffisent à provoquer cris et sifflements. Bien sûr nous aurons droit à un large panorama de Key, dernier album en date, sorti l’an dernier après 11 années uniquement ponctuées de quelques EP et compilations. C’est l’occasion de voir Ali Friend au chant sur Architectronic, une formule qui nous rapproche d’un trip-hop avec lequel le groupe à toujours subtilement flirté.
Après 45mn de concert, un petit morceau marqué par une clarinette alanguie, une pause en somme avant d’aborder la deuxième moitié du concert. C’est en effet quasiment 1h30 de concert que nous offrira Red Snapper, le genre de chose dont on avait perdu l’habitude et dont on trouvera les limites. On ne s’ennuie pas, l’ensemble est plaisant, le groupe se renouvelle suffisamment mais au bout d’un moment on est comme lassé par une formule trop bien rodée. Le public lui, en redemande. Le quatuor revient donc pour deux titres et repartira visiblement ravi de l’accueil parisien.
De notre côté ce fut une chouette soirée, pas déçu du déplacement et on repart assez curieux de voir ce que tout ça sur disque.

Fabrice ALLARD
le 05/02/2012

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