Oliveray

Wonders

(Erased Tapes / Import)

 date de sortie

09/12/2011

 genre

Rock

 style

Folk / Néo-Classique

 appréciation

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8 extraits (Flash)

 tags

Erased Tapes / Folk / Néo-Classique / Nils Frahm / Oliveray / Peter Broderick

 liens

Peter Broderick
Nils Frahm
Erased Tapes

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Compagnons de longue date, Peter Broderick et Nils Frahm avaient eu l’occasion de collaborer sur quelques morceaux mais jamais de proposer un album complet en commun. Et pourtant, on sait l’un et l’autre adeptes de la chose puisque, rien que pour l’année 2011, l’États-unien a livré dix disques partagés et l’Allemand deux. À l’occasion d’une commande (une reprise d’Efterklang qu’on retrouve d’ailleurs ici), les deux musiciens ont donc décidé de pousser plus avant l’idée et de former le duo Oliveray (contraction de leurs deux middle-names).

Sans surprise, Nils Frahm est au piano et Peter Broderick à la guitare pour un résultat naviguant joliment entre néo-classique et folk fragile. Pour moitié instrumental, Wonders laisse également opérer Broderick au chant sur l’autre moitié des titres, avec cette forme de grâce qu’on lui connaît (The Book She Wrote And In The Time, You Don’t Love, Dreamer, reprise de la chanteuse folk Tiny Vipers). Cet aspect délicat se retrouve aussi dans le jeu des deux musiciens puisque leur toucher, leur manière d’attaquer leurs instruments se fait tout en douceur, si bien qu’on entend les doigts enfoncer les touches de piano ou glisser sur le manche de guitare.

De même, les conditions d’enregistrement furent telles (on imagine la chose prise un peu sur le vif, au débotté) que le disque en porte les stigmates : absence d’éléments extérieurs, micros laissés ouverts en fin de morceau de telle sorte qu’on entend parler Broderick et Frahm… Au moment où l’on craignait un peu trop d’afféterie de l’ensemble, la guitare de Broderick sait se faire plus grave mais aussi dotée de suffisamment de réverbération pour ne pas plomber le tout (Hiding Hydiration). Plus loin, le même titre peut convoquer aussi bien le piano gracile de Frahm qu’une pulsation sourde et ce qu’on croît être un harmonium (Just Resign). Arrivé au bout des huit morceaux et trente-trois (courtes) minutes de l’album, on ressort convaincu de l’entreprise, en se demandant même pourquoi le duo n’avait pas vu le jour plus tôt.

François Bousquet
le 09/03/2012

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