Danses libres

 chorégraphe

François Chaignaud

Cecilia Bengolea

 date

du 09/02/2012 au 11/02/2012

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 appréciation
 tags

Cecilia Bengolea / Centre Pompidou / François Chaignaud

 liens

Centre Pompidou

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Figure apparemment un peu oubliée de la scène chorégraphique, François Malkovsky, décédé en 1982, a été redécouvert par Cecilia Bengolea et François Chaignaud lorsqu’ils ont rencontré, il y a cinq ans, Suzanne Bodak qui fut l’une de ses élèves. Est alors née la volonté de monter un spectacle rejouant quelques-unes des Danses libres mises au point par le créateur. Accompagnés de deux autres danseurs et d’un pianiste, les trois intervenants présentent donc une vingtaine de courts moments (entre une et cinq minutes), principalement des soli et duos, imaginés par Malkovsky.

Assez rapidement, quelque chose de très classique ressort du spectacle, avec ces mouvements non saccadés, ces gestes précis et soignés des danseurs, les airs de piano tirés du répertoire (Chopin, Brahms, Debussy, Schubert…), les applaudissements du public à l’issue de chaque danse et tout ce travail sur l’histoire chorégraphique. Naît alors l’impression d’assister à un récital de conservatoire avec passages successifs de tous les danseurs d’une promotion, chacun réalisant l’une des danses libres dont l’intitulé est annoncé oralement juste avant.

Germé dans nos esprits, ce sentiment ne se trouve pas contrebalancé par les apports plus décalés ou contemporains de Bengolea et Chaignaud. De fait, ni les corps peints en couleur (vert, rose, cuivre, noir), ni les cheveux longs lâchés, ni la quasi-nudité des intervenants, ni la projection de vidéos sur le plateau et fond de scène, ni la présence de trois moutons (!) côté jardin ne dissipent l’impression décrite précédemment. Ces éléments ont beau tirer l’ensemble vers une forme de bacchanale qu’aurait organisée le lutin Puck, le tout demeure proche de l’exercice avec assurément quelques moments de grâce : la ronde finale, la retransmission en vidéo de la danse aux voiles réalisée par Bengolea et Chaignaud en extérieur (soit par -2° C) ou la présence tutélaire de Suzanne Bodak.

François Bousquet
le 16/02/2012

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