Apparemment, ce qui ne se voit pas

 chorégraphe

Anne Le Batard

Jean-Antoine Bigot

 date

du 21/02/2012 au 23/02/2012

 salle

Centre National de la Danse,
Pantin

 appréciation
 tags

Anne Le Batard / Centre National de la Danse / Jean-Antoine Bigot

 liens

Centre National de la Danse
Anne Le Batard
Jean-Antoine Bigot

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Après avoir été prié de laisser manteaux et sacs au vestiaire, le public est invité à prendre place au milieu du plateau, sur de petits cubes en bois, afin d’assister à la nouvelle création d’Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot. Alors qu’on redoutait un spectacle participatif, perclus des écueils qu’on connaît au genre, cet agencement permet en réalité aux spectateurs d’être plongés au milieu du dispositif des deux Français, composé d’extraits vidéos et de moments dansés exécutés dans l’ensemble de l’espace. Pour servir ce schéma, le plateau a été préalablement désossé, laissant apparaître murs en béton et câbles électriques, et se trouve tout juste agrémenté de planches et panneaux de bois.

De ce plateau à l’environnement des films (tournés dans les rues ou à la périphérie de villes d’Europe, Afrique du Nord ou Asie), une grande urbanité se distingue alors, que l’on retrouve dans les déplacements saccadés des danseurs ou l’art de grimper sur les murs et plans inclinés. Parfois superposées, les vidéos montrent des interprètes (ces mêmes ou d’autres) également en train de danser, conduisant à des pas de deux très réussis quand un danseur sur le plateau suit celui enregistré. Alors que l’abondance d’actions, ou le fait qu’elles se situent au ras du sol, rend par moments difficile à suivre l’ensemble des interventions (gênés que nous pouvons l’être par d’autres spectateurs), cette sensation de profusion fait indéniablement écho au caractère fourmillant d’une ville.

Tandis que les soli se font moins convaincants (trop vite répétitifs avec ces bras enroulés, ces voltes et plaquages au mur), les scènes de groupe font en revanche merveille. L’énergie des quatre danseurs, leur capacité à conjuguer vidéos et danse en direct (comme l’intitulé du spectacle, joli oxymore), l’utilisation d’éléments rudimentaires (bois, câbles, murs) et l’inventivité de certains mouvements participent assurément de la réussite du spectacle.

Autre date :
- 27 février 2012 : Maison Pour Tous Monclar - Avignon

François Bousquet
le 24/02/2012

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