Human Greed

Fortress Longing

(Omnempathy / Import)

 date de sortie

13/06/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Ambient / Expérimental / Human Greed / Néo-Classique / Omnempathy

 liens

Human Greed
Omnempathy

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Human Greed est un projet de Michael Begg rapidement rejoint par Deryk Thomas. Ils sortent leur premier album, Consolation, en 2001 mais c’est en 2009, avec leur troisième production (Black Hill : Midnight at the Blighted Star) qu’il se font un peu plus connaitre. À l’image de cet album Fortress Longing, quatrième long format de Human Greed est le fruit de nombreuses collaborations parmi lesquelles on citera Julia Kent (violoncelliste aux côté d’Antony & The Johnsons), et Colin Potter (Nurse With Wound).

Nous n’avons pas le détail de la part du travail de chacun des protagonistes de cet album qui intègre tout autant instruments acoustiques (piano, violon, guitare) et électroniques (synthés, field recordings). C’est son unité de ton qui fait sa caractéristique. Celle-ci est d’ailleurs renforcée par le fait que les 12 morceaux s’enchaînent, composant la bande son d’un film sombre et tourmenté dont In Absentia Variations, aux tonalités dark ambient est l’excellent représentant.
Ce n’est pas un hasard si un média polonais qualifiait Human Greed d’extrémistes de la mélancolie. De nombreuses pièces devraient en effet séduire les goths apaisés, à même de se recueillir en écoutant Anxiety qui semble être enregistré dans une église.

Mais sortons de ces clichés. Malgré quelques passages que l’on pourra trouver assez "typés", cet album renferme de beaux moments et s’appuie sur un éventail plus large d’influences. Globalement ambient, en s’appuyant sur des oscillations de nappes et drones, on se rapproche d’une musique néo-classique quand un piano cristallin prend le dessus sur Invocation ou l’étonnant British Museum, ponctué d’une voix d’enfant.
Quelques passages sont plus portés sur l’expérimentation, en puisant dans les musiques industrielles, bruitistes ou shoegaze via les guitares triturées de Changing Of The Saddest Guard II ou les textures fantomatiques de Accumulating Sorrows In The Second Act marquées de tintements de bol tibétain.

Et puis alors que l’on approche de la fin du voyage, arrive The Green Line que les fans de Julia Kent apprécieront tout particulièrement. On sera un peu surpris par l’ajout d’une voix avec la participation de Tommy Aashildrod, chanteur norvégien lisant un texte de Begg, mais la rencontre fonctionne plutôt bien. L’album se termine dans une ambiance à la fois évanescente et orchestrale, sonorités toutes en longueur, cristallines et métalliques. Épique !

En guise d’extrait, The Green Line.

Fabrice ALLARD
le 27/03/2012

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