Matt Elliott

The Broken Man

(Ici d’Ailleurs / Differ-ant)

 date de sortie

16/01/2012

 genre

Rock

 style

Folk

 appréciation

 tags

Folk / Ici d’Ailleurs / Matt Elliott / The Third Eye Foundation

 liens

The Third Eye Foundation
Matt Elliott
Ici d’Ailleurs

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Avec sa trilogie « Songs » (ces trois albums parus entre 2005 et 2008), Matt Elliott nous avait semblé aller au bout d’un système, n’échappant pas à une certaine forme de redite au bout de trois longs-formats. Aussi, c’est avec un peu de satisfaction qu’on apprit que, pour son nouvel album, il laissait de côté la superposition de pistes musicales pour se concentrer sur des morceaux chantés, accompagnés à la guitare acoustique et par d’autres instruments, notamment joués par le fidèle Chris Cole (Manyfingers). À la différence de ses anciens titres, l’Anglais sait intervenir d’une voix plus affirmée (Dust Flesh And Bones), ayant probablement pris conscience de ses capacités en la matière.

Néanmoins, Matt Elliott n’a pas complètement tourné le dos à ses enregistrements passés puisque l’ambiance « balkanique » de ses morceaux (leurs vocalises apeurées, le jeu caractéristique de guitare, l’atmosphère générale) demeure, frisant alors la lassitude par rapport à, justement, ce qui nous semblait constituer une limite des compositions du Britannique. En revanche, lorsqu’il convie Katia Labèque à improviser au piano sur If Anyone Tells Me "It’s Better To Have Loved And Lost Than To Never Have Loved At All" I Will Stab Them In The Face tandis qu’Anil Eraslan est au violoncelle, il confectionne quelque chose de tout à fait probant, à mi-chemin entre néo-classique et folk hanté.

Dans un autre style, on appréciera également le caudal The Pain That’s Yet To Come qui voit de l’électricité apparaître sur la guitare, empreinte d’une légère distorsion, propre à contraster avec les autres instruments (violon, lyra). Globalement, on pourra d’ailleurs relever que la participation de ces derniers se fait probablement trop discrète sur les autres morceaux et que leur existence ne nous est véritablement révélée que par la lecture des crédits. Ceci dit, The Broken Man vient tout naturellement s’inscrire dans la discographie de Matt Elliott, comme une étape honnête et cohérente.

François Bousquet
le 14/03/2012

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