Aidan Baker / A-Sun Amissa

 date du concert

24/02/2012

 salle

Espace B,
Paris

 tags

A-Sun Amissa / Aidan Baker / Espace B / La Sardine

 liens

Aidan Baker
Espace B
La Sardine
A-Sun Amissa

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Ce soir la concurrence était rude. La grand messe, c’était à la Gaîté Lyrique pour l’anniversaire de Raster Noton. Mais bon, entre nous, c’est un peu tous les ans l’anniversaire du label de Carsten Nicolai. Ensuite il y avait le Centre Pompidou avec Bill Orcutt, Fennesz, et un live de Hecker qui a pas mal fait parler de lui.
De notre côté nous avions préféré le calme et la rareté en nous dirigeant vers l’Espace B. L’occasion de revoir Aidan Baker en solo et de découvrir A-Sun Amissa, nouveau projet de Richard Knox (responsable de Gizeh Records) et Angela Chan, tous deux membres de Glissando.

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A-Sun Amissa (Angela Chan)

C’est vers 21h15 que A-Sun Amissa prend place sur scène : Richard Knox et Owen Pegg à la guitare tandis qu’au centre, Angela Chan se produit au violon. Le trio commence par poser quelques nappes via de timides frottements des cordes, les pédales se chargent de sampler cette base avant que Richard ne délivre une lente mélodie en clair obscur. Et puis finalement le violon finit par envelopper tout ça, dans un croisement post-rock, ambient et néo-classique du plus bel effet.
Le trio enchaine ses morceaux et nous berce au gré de nappes d’orgue, d’un flux et reflux incessant, beau et ténébreux. On pensera à Labradford un peu plus tard, alors qu’un titre débute par une lente et lourde mélodie de guitare avant une dernière montée, toujours joliment appuyée par le violon.
Un joli set, une musique certes pas des plus joyeuses, mais on devrait revenir sur ce projet puisque le premier album du trio, Desperate in Her Heavy Sleep, sortira officiellement le 26 mars.

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Aidan Baker

Il est un peu plus de 22h quand Aidan Baker prend place, assis sur une chaise en fond de scène, avec à ses pieds une boite renfermant toute une batterie de pédales d’effets. On sera surpris par les toutes premières notes, d’une extrême finesse. Un rapide égrenage de petites notes qui forment une boucle, un habillage de nappes qui viennent se superposer, et un rendu ambient que l’on trouvera particulièrement électronique.
A force d’accumulations, les notes se font moins distinctes, s’effacent, et la musique du Canadien se fait plus cotonneuse et aérienne. De nouveaux éléments apparaissent petit à petit, une vague oscillante, une boucle mélodique, tandis que d’autres s’estompent dans un continuum infini. Aidan Baker passe le plus clair de son temps à la guitare, utilise un archet le temps de sampler quelques longs accords, et après une dernière montée, dense et grave, il s’affaire sur les potentiomètres de ses petites machines.
Alors que l’on était habitué aux drones, à une musique dominée par une certaine rudesse, ce concert fut un exemple de douceur, de finesse et de beauté.

Fabrice ALLARD
le 11/03/2012

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