Une semaine d’art en Avignon

 chorégraphe

Olivia Grandville

 date

du 15/03/2012 au 20/03/2012

 salle

Théâtre de la Cité Internationale,
Paris

 appréciation
 tags

Olivia Grandville / Théâtre de la Cité Internationale

 liens

Théâtre de la Cité Internationale
Olivia Grandville

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Entre réactivation de souvenirs du Festival d’Avignon et conférence sur les soixante dernières années du spectacle vivant en France, Une semaine d’art en Avignon est née lorsqu’Olivia Grandville s’est rendu compte que sa mère, Léone Nogarède, avait joué dans Richard II lors de la première édition du Festival, en 1947. La mère (proche de Jean Vilar, comédienne puis critique d’art) et la fille (chorégraphe et danseuse, ayant participé à la manifestation estivale aux côtés de Dominique Bagouet notamment) se sont donc retrouvées sur le plateau, accompagnées d’une autre danseuse pour faire revivre certains épisodes d’Avignon.

Au moment où l’importance prise par la danse au Festival est parfois remise en cause, le mélange de théâtre et de danse que propose le spectacle s’avère pertinent et le duo de danseuses prend à l’évidence plaisir à recréer des extraits de chorégraphies célèbres (Le Sacre du Printemps de Pina Bausch, Messe pour le Temps présent de Maurice Béjart…). Afin d’apporter quelques repères temporels au spectateur, et outre une bande-son choisie (London Calling de The Clash, par exemple), elles ponctuent leurs mouvements de pauses pendant lesquelles elles tissent des liens entre les différents patronymes et dates inscrits sur le mur du fond.

Pour autant, on saisit mal la véritable portée de l’ensemble qui, certes, dépasse le cadre familial de la soirée diapositives, mais peine à embrasser pleinement son propos. À ce titre, la touchante figure de la mère interroge : on entend d’abord sa voix avant qu’elle n’apparaisse sur le plateau mais, par la suite, on ne perçut pas bien pourquoi certaines de ses interventions étaient enregistrées quand d’autres étaient lues en direct. Sincère et authentique, l’entreprise constitue donc un moment émouvant mais qui ne nous a pas semblé aller au-delà.

Autres dates :
-  14 avril 2012 : Théâtre de l’Olivier - Istres
-  29 mai 2012 : Pôle Sud - Strasbourg

François Bousquet
le 16/03/2012

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