The Seven Mile Journey / Térébenthine

 date du concert

16/03/2012

 salle

Dame de Canton,
Paris

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Dame de Canton / The Seven Mile Journey

 liens

The Seven Mile Journey
Dame de Canton

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Il y a quelques mois, ces pages recensaient, en termes plutôt élogieux, le troisième album de The Seven Mile Journey. Une mini-tournée de quatre dates françaises constituait donc l’idéale occasion de vérifier sur scène ces propos et de voir si les Danois parviennent à y traduire leur post-rock évocateur. Dans un genre plus nerveux, les Français de Térébenthine étaient chargés d’ouvrir la soirée, devant une quarantaine de personnes réunies dans cet espace bien connu de la Dame de Canton qu’on a tant fréquenté quand la jonque s’appelait la Guinguette Pirate. Guitare et batterie mirent ainsi en place des instrumentaux ardents, marqués par des frappes sèches des fûts et des mélodies de guitare. De nombreux passages plus math-rocks se montrèrent moins convaincants, d’autant plus que les deux musiciens en rajoutaient dans les postures typiques (cris du batteur, grands mouvements de manche d’avant en arrière à la guitare) ; en revanche, le final davantage space-rock, avec force réverbérations et stroboscope, se fit plus pertinent.

Le temps d’une courte installation et The Seven Mile Journey prit place, sans l’instrument à cordes ni le clavier qu’on pouvait entendre sur Notes for the Synthesis puisque seules deux guitares échangèrent avec la basse et la batterie. Pour autant, d’autres instruments furent entendus, à l’image d’un theremin en introduction du titre d’ouverture, diffusé de la console à partir d’un CD. La nappe ondoyante ainsi disposée fut relayée par l’un des guitaristes, frottant ses cordes à l’aide d’une baguette de batterie dans un geste tout à fait classique des formations post-rock. La section rythmique intervint ensuite pour structurer le tout tandis que la seconde guitare s’occupait d’une forme de tapis sonore. Sur chacun des morceaux, ce schéma fut sensiblement reproduit, avec de nombreux trémoli, un jeu au bottleneck sur la première six-cordes ou bien des mélodies impeccablement lumineuses. Bien qu’amplement connu et probablement plus systématique que sur disque, ce dispositif nous emporta encore une fois, sensibles que nous pouvons être à cette conjonction instrumentale, à cette dimension à la fois évocatrice et entraînante, à ces compositions royalement agencées et à cet ensemble diablement réussi.

François Bousquet
le 17/03/2012

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