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 auteur

David Storey

 metteur en scène

Chantal Morel

 date

du 16/03/2012 au 08/04/2012

 salle

Théâtre des Amandiers,
Nanterre

 appréciation
 tags

David Storey / Théâtre des Amandiers

 liens

Théâtre des Amandiers

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Avec son plateau quasiment dénudé (une table, des chaises - qui vont avoir leur importance dans la pièce - et c’est tout), ses personnages qui tiennent des conversations pas forcément cohérentes (« Les gens sont…/À qui le dites-vous ») et leur allure un peu dégingandée, Home force peut-être un peu trop la comparaison beckettienne dans son début. Cependant, peu à peu, la pièce de David Storey s’en écarte à mesure que le spectateur remplit les blancs du texte et saisit de quoi il retourne entre les deux hommes, puis les deux femmes, aux prises sur scène. Chez les premiers, l’un est volubile, disert, remuant et a toujours un cousin à qui il est arrivé telle ou telle chose, quand l’autre reste les pieds en dedans et les mains croisées, plus réservé ; chez les secondes, ce sont plutôt des rires gras qui l’emportent dans un style proche des commères. Partant, quand les quatre se réunissent autour de la table de jardin, un certain malaise se crée, interrogeant l’identité des personnages, la raison de leur présence dans cet espace et, surtout, la nature du lieu où ils se situent.

Maison de retraite, hôpital psychiatrique, centre de détention, asile : plusieurs hypothèses se font jour et, comme la chaise qui manque aux personnages pour que tous soient assis, il manque toujours un élément pour terminer leurs phrases, expliquer leurs parcours et définir l’emplacement de la dramaturgie. Ce caractère énigmatique va donc progressivement se lever et aider à forger la compréhension d’une situation qui verra l’un d’eux proclamer que « mieux vaut être soi-même que rien », quand bien même ce « soi-même » s’avère marginalisé. La mise en scène de Chantal Morel (qui retrouve cette pièce déjà montée à deux reprises en 1981 et 1986) joue sur la dimension allusive du propos et l’isolement de personnages qui pourraient même être des naufragés sur une île, posés au milieu d’un plateau fortement éclairé.

Autre date :
- 27 avril 2012 : ACB - Bar-le-Duc

François Bousquet
le 07/04/2012

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