Orbital / Nekochan

 date du concert

20/04/2012

 salle

Nouveau Casino,
Paris

 tags

Nouveau Casino / Orbital

 liens

Orbital
Nouveau Casino

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Séquence nostalgie !
De mémoire, nous avons vu une fois Orbital en concert. C’était à l’Elysée Montmartre en 1996 et on en garde encore un souvenir ému. Depuis, le duo a suivi un long déclin, enchainant quelques albums qui ne rencontrerons jamais le succès, ni la qualité de Orbital 2, Snivilisation ou encore In Sides, justement sorti en 1996. Un album dont la tonalité moins dancefloor leur vaut des comparaisons à Ennio Morricone (rien que ça !) et leur ouvre les portes d’Hollywood en participant à la BO de films tels que Event Horizon, The Beach ou encore Le Saint.
Depuis 2004 c’était le néant, on croyait même le groupe définitivement mort. Et puis voici que les frères Hartnoll nous reviennent en ce début d’année avec un album qui recèle quelques tubes potentiels. Ce passage au Nouveau Casino s’inscrivait dans le cadre d’une tournée visant à promouvoir cette sortie, aussi après quelques hésitations nous nous décidions à découvrir ce nouveau cru en live.

Alors que l’on entre dans la salle, des basses lourdes envahissent les lieux. La première partie, assurée par Nekochan vient de commencer. Le public est encore épars, mais attentif aux deux jeunes femmes qui sont sur scène. Nekochan d’une part pour la musique, et une VJette se produisant sous le nom de VJ Fajune. On est surpris par leur musique extrêmement dansante alors qu’en première partie, le public n’est pas encore tout à fait chaud pour suivre le tempo imposé. Plus étonnant, la plupart des morceaux sont en fait chantés, plutôt inhabituel sur ce type de musique, quelques part entre IDM et dubstep.
En fait sur scène on n’accrochera pas vraiment, en grande partie à cause du chant qui nous paraitra mal mixé, brut, restant toujours en dehors de la musique. Quelques recherches sur le net, et on se rend compte que c’était un problème propre au concert. Pour le reste, Nekochan ose des croisements originaux, se laissant régulièrement aller à des influences world, moyen-orient sur le chant, asiatique au détour d’une mélodie, et faisant preuve d’une belle maitrise du tempo.
La jeune femme a déjà le vent en poupe et on ne voit pas trop ce qui pourrait l’arrêter. C’est bien fichu, même si pas forcément notre domaine de prédilection.

Séquence découverte :

À 20h45 pétantes, Orbital entre en scène. Petit détail auquel nous n’avions pas fait trop attention, le Nouveau Casino annonçait en fait le "Orbital Sound System", une appellation qui cachait le fait qu’il ne s’agissait pas d’un vrai live, comme ont pu en bénéficier nos voisins anglais, belges ou néerlandais. Ce soir le duo n’était pas entouré de ses synthés, optant plutôtpour une configuration légère avec laptop et petite console de mixage.
On n’y fera pas trop attention au début. Le concert débute avec un titre que l’on confondra d’abord avec le célèbre Satan. Il s’agissait en fait de Beelzedub (super jeu de mot...), extrait du nouvel album qui donne vraiment l’impression d’être une copie de Satan. Le son est fort, lourd, et Orbital semble bien décidé à faire danser une salle fort bien remplie.
Ça tombe bien, leur set est plutôt efficace et leur Straight Sun que l’on adore sur disque fonctionne à merveille sur scène. On y retrouve ce qui a fait le succès du duo, un son très techno avec des mélodies aériennes, proches d’une electronica à la Plaid. De la même façon on se surprend à bien accrocher à Wonky, moins efficace sur disque mais qui se révèle être véritablement taillé pour la scène. Bien sûr, avec leurs 20 ans de carrière Orbital nous offre tous leurs tubes, en privilégiant ceux qui font danser : Chime, Belfast, ou encore Halcyon & On & On. Le nouvel album semble quand à lui balayer assez largement le spectre des musiques électroniques, intégrant l’acid music des 90s et le dubstep actuel.
Au bout d’1h30 de "concert", le public en redemande et le duo revient sur scène pour jouer Remind, extrait de Orbital 2 (1993). On quittera la salle bien content de les avoir vu, mais regrettant un peu de ne pas avoir assisté à un véritable concert, les deux frères passant la moitié de leur temps les bras en l’air...

Logiquement, on a choisi un live de Straight Sun, tiré d’une session enregistrée dans les stadios de la BBC en mars dernier.

Fabrice ALLARD
le 29/04/2012

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