The Rustle Of The Stars / One Lick Less

 date du concert

09/05/2012

 salle

Espace B,
Paris

 tags

Basile Ferriot / Espace B / Frédéric D. Oberland / One Lick Less / The Rustle Of The Stars

 liens

Frédéric D. Oberland
Espace B
One Lick Less
The Rustle Of The Stars

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En marge de Farewell Poetry et de ses travaux en solo ou accompagné, Frédéric D. Oberland a impulsé, il y a peu, le projet The Rustle Of The Stars. Mené avec Richard Knox, membre d’A-Sun Amissa rencontré sur une tournée, ce projet faisait escale à Paris. Pour ouvrir la soirée, l’Espace B avait convié One Lick Less, vus l’an passé aux Voûtes. Le temps de parcourir à vélo les quatre kilomètres qui nous séparaient de Rosascape où nous venions d’assister au concert de Sylvain Chauveau, et nous arrivâmes sur place alors que les deux Français avaient déjà débuté leur set. Même configuration que dans notre souvenir : batterie et autres percussions pour l’un, steel guitar jouée au bottleneck pour l’autre, et même sentiment que leur prestation aurait gagné à être plus condensée. De fait, les (longs) morceaux, qui alternaient entre free-rock enlevé, avec chant crié et forte présence de la batterie, et titres moins nerveux, se montraient indéniablement très réussis sur le plan visuel (énergie de Basile Ferriot à la batterie, allers et retours de Julien Bancilhon sur le manche de son instrument) mais, musicalement, on resta un peu circonspect.

Changement de plateau conséquent ensuite, car il s’agissait d’ôter la batterie et la table sur laquelle était installée la steel guitar, puis d’installer un harmonium, une demie-harpe, un clavier, un grand Glockenspiel et deux guitares avec leurs pédales respectives. Pour cette tournée, The Rustle Of The Stars ne se limitait, en effet, pas à ses deux membres fondateurs mais était rejoint par Elaine Reynolds au violon (cette jeune femme déjà vue avec The Declining Winter, et entendue chez The Boats et The Sea) et Lidwine à l’harmonium et harpe. Le concert débuta avec le sentiment que chacun faisait tout ce qu’il pouvait pour produire des notes tenues et créer des nappes : appliquer un e-bow sur sa guitare pour Richard Knox, jouer de l’harmonium et du violon pour les jeunes femmes et frotter sa guitare ou les notes de son Glockenspiel à l’archet pour Frédéric D. Oberland. La musique ainsi créée put osciller entre riches instrumentaux et incitation à la divagation, portée par les vocalises des intervenantes. En vérité, par rapport à Farewell Poetry, on eut l’impression de se trouver en face de sa version « musique de chambre » (un peu comme on put dire qu’A Silver Mount Zion, dans ses premières années, constituait la version « musique de chambre » de Godspeed You Black Emperor !) : absence de batterie et formation plus restreinte éloignèrent, de fait, le groupe des rivages post-rock parfois prisés par l’autre projet d’Oberland. À la place, ce furent donc des titres empreints d’une dimension contemplative certaine qui, pour le coup, réunirent réussite visuelle et musicale.

François Bousquet
le 14/05/2012

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