Peter Prautzsch

Schwere See

(Neo Ouija / Import)

 date de sortie

02/03/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Neo Ouija / Palac / Peter Prautzsch

 liens

Neo Ouija
Palac
Peter Prautzsch

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Jusqu’à présent inconnu de ces pages, Peter Prautzsch n’avait, il est vrai, que publié des sorties confidentielles sous son nom propre (CDr, EP en mp3 sur son propre site). Repéré par Neo Ouija (pour qui il offrit un titre sur une compilation sous l’alias Palac), c’est en collaboration avec le label anglais qu’il propose son second album pour lequel il a également convié quelques invités pour le coup déjà référencés ici : Marcus Weiser (de Rechenzentrum), Vladislav Delay ou Masayoshi Fujita (El Fog).

Alors que le visuel de la pochette (entre chaîne de montagnes enneigées et vagues sombres tout juste surmontées d’écume, surplombées d’un ciel aux nuages foncés) et le premier morceau du disque laissaient imaginer une ambient opaque et tourmentée, l’arrivée de la batterie de Weiser et de la guitare d’un autre comparse (Friso Van Daalen) sur Skagerrak entraînent la musique de Prautzsch vers quelque chose de plus post-rock, mais en conservant néanmoins cette forme de noirceur. Même sentiment quand les percussions de Delay interviennent dans Nebelbank : principalement axé sur ses toms, le Finlandais en rajoute ainsi dans l’aspect anxiogène développé par ailleurs par Peter Prautzsch dans ses composantes électroniques.

Ceci dit, ce dernier n’a pas forcément besoin de ses apports extérieurs pour livrer des titres intéressants, à l’image de Treibeis et James Caird dans lesquels il se retrouve tout seul mais qu’il parvient à suffisamment habiller pour travailleur sur l’aspect évocateur tout en gardant la dimension sombre et torturée évoquée précédemment (bruits métalliques, souffles). Afin de ne pas se faire enfermer dans cette caractéristique, des pièces plus lumineuses apparaissent aussi sur Schwere See, par la grâce d’une mélodie plus claire (Auf Grund) ou du vibraphone de Fujita (Windstille). En revanche, les quelques morceaux plus courts (autour des deux minutes) qu’on rencontre à intervalles réguliers sur l’album font davantage office de remplissage un peu neutre qu’autre chose. Heureusement, ces titres restent minoritaires au regard d’un album plutôt convaincant dans l’ensemble.

François Bousquet
le 22/05/2012

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