Static

Freedom of Noise

(Karaoke Kalk / La Baleine)

 date de sortie

02/09/2011

 genre

Electronique

 style

Electronica / Pop / Downtempo

 appréciation

 tags

Axel Dörner / Clare Cooper / Downtempo / Electronica / Karaoke Kalk / Pop / Static

 liens

Static
Axel Dörner
Clare Cooper
Karaoke Kalk

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6 ans, c’est le temps qu’il aura fallu à Hanno Leichtman pour produire ce nouvel album qui fait suite à Re : Talking About Memories, alors publié chez City Centre Offices. Entre temps l’Allemand n’aura pas chômé, multipliant les projets et les albums en tant que Forest Jackson ou avec Denseland (tous deux chez Mosz), avec Groupshow (chez scape), ou encore sous son propre nom avec l’album Nuit Du Plomb, disque ambient qui avait initié la bascule chez Karaoke Kalk.

Si Hanno Leichtman a mis un certain temps pour produire ce nouvel album, c’est aussi parce qu’il voulait faire quelque chose de différent. Que les fans se rassurent, si les choses ont changé dans la manière de composer, on retrouve l’esprit général de Static avec une musique construite sur des assemblages de boucles, un esprit pop avec quelques chansons aux voix monocordes et de nombreuses collaborations.
L’idée de base était ici de travailler avec des artistes venant des musiques improvisées et de les faire rentrer dans un cadre un peu plus "pop". On trouve donc la harpiste Clare Cooper (Kapital Band 1, John Butcher Group), le trompettiste Axel Dörner et le saxophoniste Tobias Delius, auxquels s’ajoutent quelques amis fidèles tels que Nicholas Bussmann, David Moss ou encore Andrea Neumann.

L’Introduction reste très carrée avec une dominante de boucles instrumentales extrêmement répétitives que l’on ne peut s’empêcher de rapprocher du travail de Steve Reich. L’improvisation est ici confinée à la toute fin via des cuivres virevoltants et des étincelles de harpe. On rentre véritablement dans ce nouvel album avec Stubby Fingers qui nous permet de retrouver l’esprit pop de Static, une pop répétitive, entêtante dont les nappes de cuivre font gentiment monter la température avant de retrouver la rigueur kraftwerkienne de Freedom of Noise, aux vocaux monocordes, rappelant ici Tarwater.
Assez logiquement l’ensemble du disque trouve son équilibre dans un délicat croisement entre boucles ultra répétitives et composants plus libres, abstractions de bleeps et gazouillis électroniques sur The Heimlich Manoeuvre ou véritables improvisations et expérimentations de trompette sur Sad Rocket. C’est aussi un équilibre entre expérimentations instrumentales parmi lesquelles on retiendra les 8mn du très beau Collage, Holz, Papier 2 qui laisse une large place à la harpe, et un esprit pop tantôt affirmé, avec un chant monocorde mais dominant (The Boy Who Ran Into The Sun), tantôt latent avec les chœurs de Sister Pain.

Freedom of Noise est un disque pointu qui garde une certaine légèreté, à la fois exigent et facile d’accès. Si l’on pouvait trouver Static parfois un peu trop classique, ce nouvel album fait preuve d’une belle et réussie remise en question.

Fabrice ALLARD
le 03/06/2012

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