Pekko Käppi / Janne Laurila / Ville Leinonen

 date du concert

03/06/2012

 salle

Petit Bain,
Paris

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Pekko Käppi / Petit Bain

 liens

Petit Bain

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Attaché à la scène free-folk finlandaise, majoritairement axée autour du label Fonal, c’est avec un intérêt certain qu’on se rendit à Petit Bain pour cette soirée organisée dans le cadre d’1-2-3 Helsinki, événement inscrit dans une manifestation plus large, Design en Seine. Si le lien entre design finlandais et musique du même pays nous échappait, c’était de toute façon l’occasion de voir des artistes extrêmement rares en nos contrées.

Devant un public clairsemé (une trentaine de personnes, dont plusieurs Finlandais), Pekko Käppi prit place le premier. Déjà évoqué sur ces pages il y a cinq ans, pour quelques morceaux délivrés sur un disque partagé, le musicien est l’un des rares joueurs de jouhikko, instrument à trois cordes, entre lyre et viole, joué à l’archet ou en finger-picking. Visuellement, cela produit donc son petit effet, face à un objet tenu entre ses jambes par l’interprète assis et qui génère des notes plutôt grinçantes. Sur un jeu assez répétitif, Käppi posa un chant en finnois pour un résultat qui aspirait, à l’évidence, à une forme de transe un peu mystique. Du coup, cela passa inévitablement par un étirement des titres sur la durée, parfois un peu trop, d’autant plus que le schéma se montra assez similaire d’un morceau à l’autre. Naquit alors un peu de lassitude et l’impression globale que le set, fait de chansons tournant autour des mythes païens de créations du monde et autres croyances ancestrales, aurait pu durer moitié moins longtemps.

La pause passée, ce fut au tour de Janne Laurila, muni d’une guitare acoustique et habillé d’un costume gris et d’une chemise rose, de prendre place. Nettement plus accessible dans son approche, le musicien livra une suite de compositions entre folk-FM et country-mainstream. Toutes chantées en finnois, sauf une en anglais, elles ravirent les Finlandais présents dans la salle qui reprirent en chœur les refrains. Pour notre part, ne pratiquant pas la langue d’Aki Kaurismäki, nous restâmes largement extérieurs, voire vite exaspérés par la longueur d’un set qui n’en finissait plus.

Enfin, vint le tour de Ville Leinonen, auteur de plusieurs disques solo, mais également croisé au chant sur des albums d’Es ou Paavoharju. Alors qu’on imaginait quelque chose de plus expérimental, le Finlandais se présenta sur scène avec un look de rocker, mais d’un rocker tel qu’on se l’imagine dans la France de Johnny Hallyday : cheveux frisés et gonflés, santiags et jean, chemise noire avec des oiseaux brodés sur le thorax, lunettes fumées d’aviateur. Musicalement, il s’agissait à nouveau de nous proposer un folk mainstream avec une simple guitare acoustique. Échaudé par la durée des deux prestations précédentes et par la qualité toute relative des premiers titres de Leinonen, on préféra, au bout d’une dizaine de minutes, laisser Petit Bain pour ce soir.

François Bousquet
le 06/06/2012

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