Ritualz vs Fostercare

Ritualz vs Fostercare

(Robot Elephant Records / Import)

 date de sortie

05/09/2011

 genre

Electronique

 style

Electro / Hip-Hop / Pop

 appréciation

 tags

Electro / Fostercare / Hip-Hop / Pop / Ritualz / Robot Elephant Records

 liens

Ritualz
Robot Elephant Records
Fostercare

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Il y a environ un an on découvrait Ritualz en concert à L’International alors qu’il était à l’affiche aux côtés de Unison. Quelques mois plus tard sortait ce split album qui est donc l’occasion de découvrir Fostercare et le label Robot Elephant Records. Encore jeune, cette structure londonienne se révèle être pleine de surprises, exhibant un plutôt bien vu "raw and beautiful" pour ligne de conduite. On trouve ici quelques artistes gravitant autour de la scène witch house (Ritualz, Church of Synth), quelques tendances techno (Fostercare), de la musique composée sur Commodore avec la compilation SID Chip Sounds : The Music Of The Commodore 64, et la pop tribale de Husband.

La formule du split est ici respectée avec une alternance de morceaux composés par les deux artistes et de remixes croisés. On commence avec quatre titres de Fostercare dont on retrouve quelques éléments typiques de cette scène witch house, glissements synthétiques et importants effets sur les voix. Mais Fostercare se distingue avec des rythmiques très marquées et un chant souvent plus proche du spoken word, révélant des influences hip-hop.
Le son est à la fois brut et contrasté : les percussions font penser à des coups de feu et les quelques notes mélodiques se font lumineuses sur Numb, les voix monstrueuses de ADHD évoquent un film d’horreur mais le chant de Low se révèle joliment feutré et on reprendra en chœur les onomatopées qui servent de refrain.
Quand Fostercare remixe Ritualz, on flirte avec le tube techno, un peu facile mais très efficace à grand renfort d’arpèges synthétiques.

On retrouve ensuite les nappes grésillantes et enivrantes de Ritualz en commençant par l’entêtant Trance Dimension, joliment souligné d’une mélodie de piano. Le Mexicain va droit au but : le son est ici bien plus épuré que chez Fostercare, plus équilibré, plus franc aussi avec ses synthés déshinibés (III).
Ritualz nous propose ici une majorité d’instrumentaux, aussi King est la petite surprise finale, au chant teinté 80s, plus posé, gagnant du coup en mélancolie. Un sans faute, jusqu’à ce que l’on arrive au remix du Cold Light de Fostercare par Ritualz. Le titre affublé d’un "Ritualz Club Mix" annonce bien la couleur, une version club à la mélodie basique, flirtant avec la dance.

Un disque qui se termine sur une mauvaise note mais qui globalement tient plutôt bien la route. On conseillera Ritualz aux amateurs d’électronique en clair obscur tandis que Fostercare devrait avant tout séduire les amateurs de hip-hop cabossé.

Fabrice ALLARD
le 17/06/2012

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