Morgane Tschiember : Seuils

 date

du 05/06/012 au 07/07/2012

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Morgane Tschiember

 liens

Fondation d’entreprise Ricard
Morgane Tschiember

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Retour à la Fondation d’entreprise Ricard pour Morgane Tschiember, dix ans tout juste après avoir fait partie de la sélection annuelle dans le cadre du prix automnal décerné par le lieu parisien. Depuis, on a eu l’occasion d’apprécier, en galerie, le travail de la jeune femme qui connaît, en cette année 2012, une actualité chargée avec des expositions solo au centre d’art Passages à Troyes ou au CRAC de Sète.

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Swing
(courtesy Galerie Loevenbruck)

De la Parisienne, on se souvient surtout de ses grandes feuilles d’aluminium pliées et peintes sur l’une des faces ; ici, Swing permet de faire le lien avec ce type de production puisque cette œuvre, qui occupe l’intégralité du dernier espace de la Fondation, se constitue de plusieurs bandes de PVC incurvées, formant une sorte d’armature de cale de bateau. Touchant aussi bien le sol que les murs, entre ludisme et sculpture minimale, cette création se fait également quasi-immersive puisque le spectateur est invité à la traverser en passant soit entre elle et les murs, soit en marchant au milieu.

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Bubbles
(courtesy Galerie Loevenbruck)

Les autres pièces présentées rejoignent le goût de Morgane Tschiember pour le matériau un peu brut (bois, béton, acier), tout juste dégrossi et travaillé pour en faire une composante artistique. Mais surtout, et ainsi que le souligne la critique Claire Moulène, commissaire de l’exposition, cette monographie insiste sur la volonté de laisser apparent les points de jonction intrinsèques à chaque œuvre, ces « seuils » qu’appelle le titre. Ainsi, les soudures des feuilles d’aluminium et le mortier permettant de joindre les briques de bois sont largement visibles jusqu’à en faire des créations plastiques en tant que tels. Empreint de ce sentiment, le spectateur pourra même appréhender Bubbles, association d’un quadrillage métallique et de parpaings desquels sortent des bulles, comme le résultat d’une colle liquide, autre élément de jointure, qui n’aurait pas pris et souhaiterait, au contraire, s’extraire assez poétiquement des blocs de béton.

François Bousquet
le 23/06/2012

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