Bernhard Fleischmann

 date du concert

14/06/2012

 salle

Flèche d’Or,
Paris

 tags

Bernhard Fleischmann / Flèche d’Or

 liens

Bernhard Fleischmann
Flèche d’Or

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Plateau un peu hétéroclite à la Flèche d’Or, lieu plutôt familier de ce schéma, puisque sous la bannière « Vienne mon amour ! », un tourneur et la salle de concerts avaient prévu trois sets très différents. On passera sur le folk insignifiant de Clara Luzia et sur le groupe indé Ginga, énième formation débridée avec violon, pour se concentrer sur le troisième concert qui ne débuta que bien après 23h.

Convié par les organisateurs de la soirée, Bernhard Fleischmann avait prévu d’alterner inédits, qu’on pourra retrouver sur un nouvel album à l’automne, et morceaux anciens. Sous cet aspect, on fut immédiatement rassasié avec 02/00 qui permit de débuter très classiquement le live. Traditionnel incipit des concerts du Viennois, le titre connut ici quelques variations : la voix, déclinant un discours anti-gouvernemental, se trouva dédoublée dans ses premières phrases et l’instrumental de fin se prolongea. Par la suite, on fut également ravi de retrouver Phones, Machines and King Kong, avec son sample vocal de Daniel Johnston, narrant l’histoire du gorille amoureux, abattu par la police car « they thought he was the monster ». Diablement complexe dans son approche rythmique, ce morceau conjugua ainsi ambition instrumentale et intervention vocale poignante.

Entre ces pièces connues, marquées par une science mélodique et une maîtrise de l’electronica certaines, des nouvelles compositions étaient donc insérées par celui qui annonça son prochain long-format, dont le mastering avait été terminé le matin même, comme davantage rythmique. De fait, les pulsations se faisaient plus appuyées et on put remarquer aussi l’apparition d’une guitare électrique jouée en direct par l’Autrichien sur Who Emptied the River. Contraint par le temps et l’horaire de couvre-feu de la salle, l’artiste dut abréger la fin de sa prestation et termina donc par Take Me Home, présentée comme une reprise dans laquelle il officia au chant, tout juste accompagné de quelques nappes. Nous en étions déjà persuadés mais, après sept ans sans l’avoir vu sur scène, ce concert vint le confirmer : Bernhard Fleischmann est décidément bien l’un de nos musiciens favoris.

François Bousquet
le 16/06/2012

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