Phil Maggi

Ghost Love

(Idiosyncratics / Import)

 date de sortie

01/09/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Minimal / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Field Recordings / Idiosyncratics / Minimal / Phil Maggi

 liens

Phil Maggi
Idiosyncratics

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Il y a 3 ans, on découvrait Phil Maggi avec Blue Fields in Paramount, son premier album pour le label Idiosyncratics qu’il gère avec Yannick Franck. Étant donné tout le bien que l’on pensait de cet album, c’est un plaisir de le retrouver ici, doublé d’une belle surprise.

Un premier indice aurait pu nous mettre la puce à l’oreille, au sein des notes de la pochette. Un listing de quelques sources d’inspiration parmi lesquelles on trouve les musiques traditionnelles tibesti et klezmer, la ville d’Istanbul ou encore Ennio Morricone. On referme la pochette, on admire la photo jaunie et pliée de cette jeune femme et on fait la connexion.
Musicalement, les éléments se mettent en place très progressivement. C’est d’abord l’aspect minimal de cette musique qui apparait, en particulier avec la rythmique répétitive de Blood And Heart Weavings (et dans une moindre mesure Antecedents), mêlée à un ensemble de nappes et field recordings (chant d’oiseaux, voix).

Mais c’est avec Forest que Phil Maggi embarque véritablement l’auditeur dans son trip ethnique. Un violon grinçant, un gros tambour, une série de cris, mugissements et hululements sont agencés selon un même principe de répétition, accentuant un sentiment de transe tribale et contemporaine. On ne parlera pas ici de musique du monde, mais plutôt de musique mondiale. À l’heure de la mondialisation le Belge crée une fusion des genres, invente une ambient ethnique en associant stase des musiques minimales et répétition des musiques de transe.
Le procédé se décline à merveille et ne lasse jamais, le musicien multipliant sans peine les sources sonores, habillant ses compositions d’enregistrements ambiants ou d’éléments électroniques afin d’appuyer le propos sur le superbe The Tumult.

Une musique venue d’une autre époque (Chains), un album qui est est à la fois un voyage et un brillant hommage aux musiques ethniques et aux Hommes qui les ont composée, à l’image du croisement de tambour, cordes et fredonnements de Slavery que l’on pourrait écouter en boucle. L’heure des tops de fin d’année est largement passée, mais il s’agit là de l’une des plus belles choses que l’on ait pu entendre qui soit sortie l’an dernier.

Fabrice Allard
le 19/06/2012

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