Yannick Franck

Memorabilia

(Silken Tofu / Import)

 date de sortie

06/09/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Field Recordings / Silken Tofu / Y.E.R.M.O. / Yannick Franck

 liens

Y.E.R.M.O.
Silken Tofu
Yannick Franck

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Nous avons déjà croisé par deux fois Yannick Franck, en tant que moitié de Y.E.R.M.O. aux côtés de Xavier Dubois. C’est par contre la première fois que l’on parle de son projet solo avec ici son troisième album, publié par Silken Tofu, uns structure amie.

Yannick Franck dirige le label Idiosyncratics, sur lequel est sorti le dernier album de Phil Maggi dont nous parlions la semaine dernière. Or nous avons l’agréable surprise de constater que ce Memorabilia partage de nombreux points communs avec Ghost Love, à commencer par une même ambiance, en grande partie due à une composition minimaliste et à l’utilisation de drones feutrés, créant une sensation d’immobilisme. Si Yannick Franck semble avoir une préférence pour les textures linéaires, sombres et moites (Invott / Elements) s’appuie sur un tempo créé par ce qui ressemble à une boucle de guitare basse.

Sur cette base de drones tour à tour statiques ou oscillants, le Belge dépose quelques bruitages improvisés, samples et field recordings qui contribuent au mouvement et à l’atmosphère. On devine sur ici un jeu d’objets métalliques avec l’apparition de froissements et résonances aux connotations industrielles, croisement de chants d’oiseaux et ronronnement de moteurs sur Helsingin Subterranean tandis que The Answer est dominé par un maelström de voix en tout genre, extraits de films, radio et field recordings.
Le rythme est lent et répétitif, hypnotique, à l’image du va et vient incessant des vagues sur une plage. Nappes et drones sont joués en boucle, sous forme de cassures et relances perpétuelles, agrémentées de bruitages aquatiques sur un Horsehead Nebula dédié à Phil Maggi.

Mais la plus belle réussite restera pour nous Viides Linja : après un assemblage de souffles et drones étouffants, une superbe mélodie, entre cordes et chœurs, aussi lumineuse que mélancolique, envahi l’espace, nous faisant alors penser à Arvö Part.

Fabrice ALLARD
le 25/06/2012

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