Je Suis Le Petit Chevalier

 date du concert

29/06/2012

 salle

Palais de Tokyo,
Paris

 tags

Félicia Atkinson / Je Suis Le Petit Chevalier / Palais de Tokyo

 liens

Palais de Tokyo
Félicia Atkinson
Je Suis Le Petit Chevalier

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Il y a un mois tout juste, on assistait, au Village Label de Villette Sonique, à un concert de Je Suis Le Petit Chevalier mais face à la brièveté du propos (vingt-cinq minutes au cordeau), on ne ressentit pas la nécessité d’évoquer cette prestation en ces pages. Quatre semaines plus tard, donc, Félicia Atkinson se produisit une nouvelle fois dans la capitale, cette fois-ci dans les sous-sols d’un Palais de Tokyo réouvert, dans un endroit dénommé « Païpe », en hommage à sa forme façon skate-park. Faisant partie des espaces investis sur le long terme par des plasticiens, « Païpe » est, en ce moment, décoré par Ulla Von Brandenburg qui, fidèle à son amour du théâtre, offre, avec son Death of a King, une ornementation entre manteau d’arlequin et univers coloré et enfantin.

Assise à même le sol, entourée du public, Je Suis Le Petit Chevalier joua pendant une heure, entre 19h et 20h, dans un lieu encore très lumineux grâce à l’absence (temporaire ?) de faux plafond au-dessus du « Païpe » et aux larges ouvertures donnant sur l’esplanade du Palais de Tokyo. Bien que connaissant bien la musique de la jeune femme, on fut toujours marqué par la manière dont, en l’absence de rythmique en tant que telle, elle parvint à imprimer une forme de cadence avec l’oscillation conférée à ses accords et nappes. Les ajouts successifs d’éléments plus ou moins sonores, plus ou moins lumineux et plus ou moins abrasifs permit, en outre, de dépasser le simple cadre contemplatif.

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Un semblant de mélodie dans les aigus de son Korg fut même tenté à un moment, mais se trouva noyé sous le reste avant de finir par faire surface en même temps qu’il se parait de teintes plus grésillantes. Au moment d’attaquer le dernier tiers du morceau principal, le son décrocha d’un coup, comme si un canal était coupé ou, plutôt, comme si l’agrégat reprenait sa respiration avant de repartir de plus belle pour un final avec davantage de basses et de notes graves. Après ce titre de près de cinquante minutes, Félicia Atkinson livra un second titre, plus bref, aux sonorités plus psychés, pour un ensemble moins riche et moins dense et agrémenté de poussées pas si loin du larsen, mais qui conclut fort bien cette prestation.

François Bousquet
le 02/07/2012

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